Etude réalisée du 22 au 26 août 2008 pour l'Association française des Opérateurs mobiles auprès d'un échantillon national de 1200 personnes représentatif de l'ensemble de la population âgée de 12 ans et plus, interrogées en face-à-face à leur domicile. Méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage PCS) et stratification par région et catégorie d’agglomération.
L'édition 2008 de notre étude réalisée pour l'AFOM permet de mesurer les indicateurs du téléphone mobile dans la société française (équipement, usages, perceptions et opinions). Cette nouvelle édition permet également d'explorer les convenances mobiles et la mise en place d'un savoir-vivre mobile. En dépit de relations avec le mobile fortement différenciées selon le sexe et d’usages très variables selon les âges, cet objet ne constitue pas un casus belli entre hommes et femmes, entre générations ou entre équipés mobile et non équipés.
Équipement et usages continuent de se diffuser
Le téléphone mobile continue de se diffuser dans la société française. En 2008, 79% des Français de 12 ans et plus sont équipés d’un téléphone mobile personnel et / ou professionnel. Si l’équipement des 12-24 ans est stable, il progresse de façon importante parmi les 25-39 ans, les 40-59 ans et les 60 ans et plus. Les seniors sont désormais plus d’un sur deux à utiliser un téléphone mobile. Et rappelons-le, ils représentent aujourd’hui 22% de l’ensemble des Français.
La diffusion remarquablement rapide de la plupart des fonctions non téléphoniques se poursuit. Qualifiées d’émergentes en 2005, les pratiques photo et vidéo sont aujourd’hui « installées ». Leur progression est importante dans toutes les générations, mais sans effet de rattrapage pour autant. En 2008, elles concernent près de deux tiers des équipés mobile.
Le SMS, pratique déjà très largement répandue, continue de progresser : près de quatre utilisateurs de mobile sur cinq envoient des SMS.
Une relation au téléphone mobile différenciée selon le sexe
Hommes et femmes entretiennent une relation différente avec leur téléphone mobile. Les femmes lui sont particulièrement attachées, notamment parce qu’il les rassure. Il a effectivement permis à 27% d’entre elles de rassurer des proches, et 11% de porter secours ou d’être secourues.
Mobile au travail : un bilan très positif
Qu’ils soient équipés d’un téléphone mobile ou non, les Français dressent un bilan très positif du téléphone mobile pour la société et dans le monde du travail.
L’impact éventuel du téléphone mobile sur la santé est en revanche un sujet d’incertitudes et de débats. Une majorité admet aujourd’hui son incertitude, motivée par le manque de recul sur le sujet et l’absence de preuve d’un danger (position des autorités sanitaires) ou bien par les contradictions entre scientifiques.
La mise en place d'un savoir-vivre mobile
L’apparition du mobile en 1992 a mis les Français dans une situation nouvelle. L’objet s’est diffusé en l’absence de normes collectives. 16 ans plus tard et des millions d’équipés mobile après, les Français partagent des règles d’usage communes. Ils semblent s’être accordés sur l’essentiel du savoir-vivre mobile.
Les transports en commun sont les principaux lieux où les convenances divergent entre les équipés mobiles et les non équipés. Mais le rappel des règles de politesse permet de réguler l’usage du téléphone mobile dans les lieux publics.
Des concessions équivalentes et réciproques sont donc faites. Elles permettent aux Français de s’accorder sur des zones communes de tolérance et d’acceptabilité de l’objet et de ses usages, en public comme en privé.
Ainsi, en dépit de relations avec cet objet fortement différenciées selon le sexe et d’usages très variables selon les âges, le mobile n’est pas un casus belli entre hommes et femmes, entre générations ou entre équipés mobile et non équipés.