Sondage réalisée les 25 au 28 juin 2010 pour Le Figaro Magazine auprès d'un échantillon national de 1000 personnes représentatif de l'ensemble de la population âgée de 18 ans et plus, interrogées en face-à-face à leur domicile. Méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage PCS) et stratificartion par région et catégorie d'agglomération.
Un climat de défiance généralisé à l’égard des personnalités politiques
Une baisse de confiance qui touche avant tout le Président et le Premier ministre, dont le niveau d’impopularité bat un nouveau record.
Nicolas Sarkozy et François Fillon atteignent tous les deux leur record d’impopularité en perdant chacun 2 points : la cote de confiance du Président s’établit à 26% et celle du Premier ministre à 35%.
Leur cote est équivalente chez les sympathisants UMP (80%), mais celle de Nicolas Sarkozy est bien inférieure chez les sympathisants FN : 18% pour le Président (86% en juin 2007) et 35% pour le Premier ministre (54% en juin 2007).
Pour mémoire, le plus mauvais score obtenu par un Président est détenu par Jacques Chirac, au cours de son second mandat en juillet 2006 après la crise du CPE (16%).
Mais qui touche également les personnalités politiques de droite et de gauche
La quasi-totalité des 37 personnalités testées dans notre baromètre voient leur cote d’avenir diminuer, qu’ils soient de droite comme de gauche.
Certes l’affaire Woerth-Bettencourt semble avoir un effet, en tout cas sur le principal intéressé (-2 points à 16%). Mais c’est surtout l’accumulation des différents scandales (l’affaire Boutin suivie de la polémique sur le cumul des rémunérations des députés et ministres, mais aussi l’affaire des cigares de Christian Blanc), et cela au moment même où l’on demande des efforts aux Français en matière de retraites, qui semble rejaillir sur l’ensemble de la classe politique. Dans ce contexte, il n’est pas sûr que l’annulation de la garden party élyséenne et la réduction du train de vie de l’Etat - annoncés après le terrain de notre enquête - puissent apaiser le courroux des Français.
Dans le détail, et pour ne citer que les plus fortes baisses à droite et au gouvernement : Kouchner (-7 points à 32%), Hortefeux (-4 à 15%), Chatel (-4 à 12%), Yade (-3 points à 36%), Pécresse (-3 à 18%), Besson (-3 à 15%).
A gauche, les plus fortes chutes concernent : Cohn-Bendit (–5 à 26%), DSK (-4 à 43%), Delanoë (-4 à 36%), Hollande (-4 à 26%), Besancenot (-3 à 28%), Duflot (-3 à 17%), Valls (-3 à 15%).
Dans ce contexte, Marine Le Pen gagne à l’inverse 3 points de cote d’avenir
Les quelques personnalités qui voient leur cote monter ne s’en font que plus remarquer : Bachelot gagne 2 points après le désastre de l’Equipe de France (à 22%, alors que Yade baisse de 3 points à 36%), tout comme Villepin (+2 à 30%). Mais celle qui semble profiter de cette défiance générale est Marine Le Pen, qui gagne 3 points (à 18%).