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Baromètre Prévoyance Dépendance

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05.02.2010 Étude publiée

Étude réalisée pour La Banque Postale Prévoyance et La Tribune

Survey Details

Étude réalisée par le département Finance de TNS Sofres pour La Banque Postale Prévoyance, du 23 au 30 novembre 2009, auprès d’un échantillon représentatif de la population française âgée de 35 à 75 ans, selon la méthode des quotas (1001 personnes interrogées).

La dépendance des personnes âgées

Un sujet qui demeure bien présent et au cœur des préoccupations financières des Français âgés de 35 à 75 ans. 8 Français sur 10 se sentent concernés par la dépendance des personnes âgées, que ce soit pour eux-mêmes ou pour leurs proches. Les Français se révèlent un peu moins préoccupés concernant la préparation financière au risque de dépendance qu’il y a un an : 2 Français sur 3 l’estiment importante mais on note une baisse significative auprès des plus convaincus.

On constate également que le sujet est un peu moins partagé dans le cercle familial (66% en 2009 vs 71% en 2007). Or 6 Français sur 10 (35-75 ans) ont actuellement ou ont eu une personne âgée dépendante dans leur foyer ou leur entourage familial. 1 Français sur 4 est actuellement confronté à la dépendance d’une personne âgée, et la moitié d’entre eux est « aidant », principalement sur le plan matériel.

Un sentiment d’information et un niveau de renseignement qui restent encore limités

45% des Français âgés de 35 à 75 ans se déclarent mal informés sur les solutions disponibles. Et seulement 1/3 s’est renseigné sur ces solutions : lorsqu’on se renseigne, c’est en premier lieu sur l’aide à domicile (66%), puis les possibilités d’aide financière (51%) et l’hébergement en établissement spécialisé (43%).

Une anticipation qui reste modérée

Les Français âgés de 35 à 75 ans ne sont toujours qu’1 sur 4 à se préparer à la dépendance (« pris des dispositions pour faire face au risque de dépendance »), stable depuis 2 ans. Parmi eux, 3 sur 4 déclarent avoir souscrit un produit financier, notamment les classes aisées, ainsi que les profils les plus « financiers » (détenteurs d’assurance-vie, d’épargne salariale). Cela représente 19% de l’ensemble des personnes interrogées.
Les contrats d’assurance « spécifiques » au risque de dépendance sont désormais davantage plébiscités (47% de ceux qui ont pris des dispositions vs 41% en 2008) au détriment des produits financiers « non spécialisés » (39% vs 47% en 2008). Cela représente respectivement 12% et 10% de l’ensemble de la population interrogée.

28% des Français ayant pris des dispositions l’ont fait en matière de logement (aménagements spécifiques ou achat d’un bien plus adapté), soit 7% des personnes interrogées.

Intervention de l’État

Dans un contexte économique toujours difficile, les français ont moins d’exigences à l’égard de l’État pour financer la dépendance si cela doit conduire à augmenter impôts et taxes, et souhait de recentrage de son intervention sur les plus démunis

Si l’intervention de l’Etat en matière de dépendance des personnes âgées est toujours attendue (72%), c’est surtout pour la prise en charge des plus démunis qu’elle est souhaitée (45%).

Lorsque l’on évoque une augmentation des impôts et taxes pour financer la dépendance, une majorité (58%) se prononce en faveur d’une solution individuelle (+8 points en 2 ans). Les Français privilégiant « l’augmentation des impôts et taxes afin d’assurer une prise en charge par la solidarité nationale » passent de 44% en 2007 à 36% en 2009.

La solution que l’Etat doit privilégier reste le maintien à domicile : 8 Français sur 10 (76%) choisissent cette solution, contre environ 1 sur 2 (47%) pour l’augmentation du nombre de places dans les maisons de retraite.

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