Principaux enseignements de notre étude réalisée pour Crédit Agricole Asset Management : l’épargne retraite collective, une solution pleine d’attrait : si 56% des jeunes salariés savent que cela existe, plus de 8 sur 10 (84%) y souscriraient si on le leur proposait (parmi ceux qui n’en détiennent pas encore).
L’abondement et la possibilité de déblocage anticipé pour l’achat de la résidence principale sont 2 leviers majeurs pour ce type d’épargne retraite : « incitatif » à 85% pour le premier et « indispensable » à 57% pour le second.
La mise en place de systèmes de versements programmés sur des plans épargne retraite collectifs est d’autant mieux accueillie que les jeunes surestiment fortement l’argent à mettre de côté pour s’assurer un complément de revenus. Les 2/3 seraient prêts à verser au moins 30 € par mois.
Le PERCO, une solution « gagnant-gagnant » pour les entreprises et les salariés : 1 sur 5 en ferait un de ses deux critères de choix dans l’optique d’un nouvel emploi. Pour 8 sur 10, les entreprises sont parfaitement légitimes pour proposer des solutions « retraite ».
La retraite : inquiétude, manque de repères et surestimation de l’effort d’épargne
Les jeunes actifs restent très majoritairement « inquiets » (à 68%, comme en 2008) à l’égard de la préparation financière de la retraite.
L’inquiétude porte d’abord sur ce qu’il faut faire « tout de suite, maintenant » : le plus préoccupant ? L’argent qu’il faut mettre de côté, en plus des cotisations obligatoires (pour 42%) ; on comprend d’autant mieux que cette préoccupation soit prioritaire étant donné que les jeunes placent toujours « la barre très haut » : en moyenne, ils estiment à 165 € par mois le montant à épargner pour se constituer un revenu complémentaire « suffisant » (167 € en 2008).
Si la nécessité de mettre de l’argent de côté le plus tôt possible est admise par la très grande majorité (71%), le passage à l’acte « peine à décoller », différant assez peu de la moyenne nationale : 40% des jeunes salariés déclarent avoir commencé à préparer financièrement leur retraite.
Outre la surestimation du montant mensuel à épargner, le « passage à l’acte » serait-il différé en raison d’un relatif optimisme quant au taux moyen de remplacement ? En effet, 60% des jeunes actifs pensent percevoir plus de 60% de leurs derniers revenus lors du départ à la retraite (ils étaient 51% en 2008...).
L’épargne retraite collective : toujours méconnue des jeunes salariés du privé
Seuls 56% des jeunes salariés du privé connaissent l’existence des solutions d’épargne retraite proposées par les entreprises.
Et plus d’1 sur 3 (35%) ne sait pas si sa propre entreprise en propose ou non. Une proportion qui s’élève à 41% pour les moins de 30 ans.
Le PERCO : une solution en phase avec le besoin de souplesse attendu par les jeunes en matière de solution retraite
Avantages financiers (73%), fiscaux (67%), sécurité (63%) et accessibilité (60%) sont autant d’avantages reconnus aux solutions d’épargne retraite collective.
Plus de 8 jeunes salariés du privé sur 10 (84%) souscriraient à un PERCO, si leur entreprise leur en proposait un (proportion stable par rapport à 2008).
L’appétit des jeunes actifs pour ces plans collectifs est surtout manifeste lorsqu’on évoque la possibilité de procéder au déblocage anticipé des fonds pour l’achat de la résidence principale : pour eux, l’achat de la résidence principale est la 1ère disposition à prendre pour préparer sa retraite. Elle est jugée indispensable par 73% (devant « mettre de l’argent de côté » à 49%) et prioritaire (de très loin) pour 62%. Dans ce contexte, pouvoir procéder au déblocage anticipé des fonds pour l’achat de la résidence principale (tel que le propose le PERCO) est « important » ou « indispensable » pour 86% - « indispensable » pour près de 6 sur 10 (57%) -,
et « incitatif » à la souscription pour 79% (dont 20% « très incitatif »).
Révélateur de l’intérêt pour une solution retraite souple et adaptable : la possibilité de choix « entre rente et/ou capital au moment du départ à la retraite » est vue comme indispensable ou importante pour 81% (dont 40% « indispensable »).
Concrètement, 66% des jeunes actifs se déclarent prêts à verser au minimum 30 € par mois sur un PERCO dans le cadre d’un système leur proposant des versements programmés. Preuve que l’un des freins à la préparation de la retraite (cf. la surestimation de l’effort d’épargne) peut être dépassé...
PERCO, entreprise et salariés : une équation « gagnant-gagnant » qui devrait se renforcer
S’il n’est pas toujours exploité, le plan épargne retraite employeur constitue un levier de recrutement : 70% des jeunes salariés du privé (stable par rapport à 2008) déclarent qu’ils se renseigneraient à ce sujet dans l’optique d’un nouvel emploi. 1 sur 5 en ferait un de ses deux premiers critères de choix.
… a fortiori si l’entreprise propose un abondement : critère « incitatif » pour 85% (dont 32% « très incitatif ») !
Ceci dans un contexte de forte légitimité pour les entreprises sur le sujet : pour 86%, les entreprises sont légitimes à proposer des solutions d’épargne retraite (talonné de près par les solutions pour la couverture santé/maladie à 84% et d’un peu plus loin par les solutions prévoyance/dépendance à 64%).