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Baromètre politique - mars 2013

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28.02.2013 Étude publiée

Étude réalisée pour Le Figaro Magazine

Survey Details

Étude réalisée du 21 au 25 février 2013, pour Le Figaro Magazine, auprès d'un échantillon de 1 000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, interrogées en face-à-face à leur domicile. Méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne de référence) et stratification par région et catégorie d'agglomération.

   

Baisse marquée de la confiance à l'égard de l'exécutif

Le couple exécutif chute fortement dans la vague de mars de notre baromètre : le président de la République et le Premier ministre perdent tous les deux 5 points de confiance par rapport au début du mois de février.

30% des Français disent faire confiance à F. Hollande pour résoudre les problèmes qui se posent en France actuellement contre 66% qui ne lui font pas confiance (+5 pts). Après plusieurs mois de stabilité, la confiance à son égard chute donc fortement et atteint un niveau inédit pour un Président à ce stade du mandat. Dix mois après leur élection, les cotes de confiance de N. Sarkozy en 2008 et de J. Chirac en 1996 s'établissaient ainsi à respectivement 37% et 40%.

Par ailleurs, 28% des Français font confiance à Jean-Marc Ayrault (contre 64% qui ne lui font pas confiance, +5 points). Même s'il ne s'agit pas d'un niveau inédit pour un Premier ministre, Jean-Marc Ayrault passe ainsi sous la barre symbolique des 30%, ce que n'avait jamais fait son prédécesseur.

Plusieurs éléments peuvent expliquer cette dégradation de la confiance à l'égard de l'exécutif après une période de stabilité. Le début du mois de février avait en effet été marqué à la fois par l'intervention au Mali et par la poursuite de l'examen du projet de loi sur le mariage pour tous à l'Assemblée nationale, deux événements qui avaient pu à la fois atténuer l'hostilité de la droite et ressouder la majorité de gauche. C'est au sein de celle-ci que la baisse de confiance est la plus marquée ce mois-ci, à la fois pour le Président (-7 pts auprès des sympathisants de gauche à 61%) et plus encore pour le Premier ministre (-9 pts à 53%).

Les problèmes sociaux et économiques reprennent aujourd'hui le dessus dans l'actualité : la hausse importante du chômage, les difficultés autour de certains cas symboliques d'emplois menacés et la reconnaissance par le pouvoir que les objectifs de déficits ne pourront être atteints malgré les mesures de rigueur alimentent ainsi le mécontentement à l'égard de l'exécutif.

Détérioration pour les personnalités de la majorité, embellie pour celles de l'opposition

Ce mécontentement touche également un certain nombre de membres du Gouvernement qui voient leur cote d'avenir se détériorer, et notamment les ministres chargés des questions économiques et sociales : c'est le cas d'Arnaud Montebourg (25% des Français souhaitent lui voir jouer un rôle dans les mois ou les années à venir, -4 pts) de Michel Sapin (16%, -2 pts), mais aussi de Najat Vallaud-Belkacem (18%, -3 pts) ou d'Aurélie Filippetti (15%, -3 pts).

Manuel Valls enregistre par ailleurs la plus forte baisse de ce mois-ci même s'il conserve la première place de notre classement : sa cote d'avenir, après avoir beaucoup progressé ces derniers mois, s'établit à 39% soit une baisse de 7 points.

Christiane Taubira, révélée au grand public lors de la phase parlementaire du débat de la loi sur le mariage pour tous, voit au contraire sa cote d'avenir progresser très fortement aussi bien à gauche qu'à droite : 28% des Français souhaitent lui voir jouer un rôle à l'avenir soit une progression de 7 points en un mois. 

Face à ces tendances négatives pour la majorité, on observe une embellie pour l'opposition de droite. Celle-ci concerne d'abord l'image de l'UMP qui se rétablit : 36% des Français ont une bonne image de ce parti (une hausse de 9 points par rapport à décembre dernier). A l'inverse, l'image du Parti socialiste se dégrade : 39% en ont une bonne image (-4 pts).

Du côté des personnalités, l'amélioration est également de mise surtout pour Nicolas Sarkozy qui continue sa progression : sa cote d'avenir atteint 38% (+4 pts), soit le même niveau que François Fillon en 2e place de notre classement. La cote d'avenir de Jean-François Copé, qui avait fortement diminué à l'automne dernier lors de l'élection controversé à la présidence de l'UMP, progresse par ailleurs ce mois-ci : +3 pts à 22%.

Enfin, l'annonce par Nathalie Kosciusko-Morizet de son intention de se présenter aux élections municipales à Paris en 2014 est remarquée : sa cote d'avenir progresse de 4 points à 24% (et de 9 points auprès des sympathisants de droite).

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