03.11.2014
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La vague du baromètre de novembre TNS Sofres-Sopra pour le Figaro Magazine confirme les effets délétères des divisions et des segmentations qui se jouent actuellement au sein du Parti Socialiste sur la popularité des personnalités politiques socialistes.

Les cotes de confiance des deux têtes de l’exécutif, à nouveau entamées

Après une timide progression en octobre, le niveau de confiance du Président, comme du Premier ministre baisse :13% (-1 point) des Français déclarent faire confiance à François Hollande et 30% (-2 pts) déclarent faire confiance à Manuel Valls.

Quand pour le Président, c’est avant tout auprès des plus jeunes (moins de 25 ans : +5 pts), des plus âgés (65 ans et plus : +6 pts) et des sympathisants UMP (+5 pts) que la défiance augmente, pour le Premier ministre ce regain de défiance s’observe d’abord auprès des 25-34 ans (+4 pts) et des sympathisants du Front de Gauche (+7 pts).

L’un comme l’autre, avec cette nouvelle vague, retrouvent des scores d’impopularité particulièrement hauts. François Hollande voit même son niveau « d’extrême défiance » encore augmenter : 58% (+2 pts) ne font pas du tout confiance à François Hollande pour résoudre les problèmes qui se posent en France actuellement, score inédit. Manuel Valls, quant à lui, maintient sa position parmi les 1ers Ministres les plus impopulaires à ce stade de leur mandat.

Cependant, l’écart persiste toujours entre le Président et le Premier Ministre, celui-ci conservant le soutien de la majorité des sympathisants PS (55%).

Des cotes d’avenir en baisse pour les personnes au centre du débat comme pour les membres du Gouvernement

Ce climat affecte également la cote d’avenir de Martine Aubry très présente cette dernière semaine sur la scène médiatique (30%, -3 pts) et particulièrement critique à l’égard du Gouvernement. Alors qu’en octobre le regain de popularité acquis auprès des sympathisants PS lui permettait d’accéder à la 2e place de notre classement, Martine Aubry voit sa cote d’avenir radicalement baisser chez les sympathisants PS (-7 pts) et sort du duo de tête.

De la même manière, les membres du Gouvernement sont affectés par ce contexte très tendu. Nombre d’entre eux voient leur cote d’avenir se dégrader et notamment auprès des sympathisants PS. Jean-Yves Le Drian, Laurent Fabius et Marisol Touraine sont les plus impactés avec une baisse de 10 points et plus de leur cote d’avenir auprès de ces derniers (respectivement -14,-12 et -10 pts). Najat Vallaud-Belkacem retrouve ainsi, après un sursaut en septembre suite à sa nomination à la tête du ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, peu ou prou le niveau de fin juillet : 25% des Français souhaitent la voir jouer un rôle important (-3 pts et -6pts auprès des sympathisants du PS).

Seul Emmanuel Macron semble tirer son épingle du jeu. Cette personnalité politique, révélation de la rentrée, gagne 5 points à l’occasion de cette dernière vague. Une progression portée davantage par les sympathisants UMP (+10 pts) que ceux du PS (-1) qui fait d’Emmanuel Macron une personnalité plus attendue sur la scène politique par les sympathisants UMP (21%) que par les  sympathisants PS (19%).

A droite, Alain Juppé rejoint le niveau de popularité de Nicolas Sarkozy auprès des sympathisants UMP

Alain Juppé toujours en tête (40%) gagne encore en popularité auprès des sympathisants UMP (+5, 65%) et rejoint ainsi le niveau de cote d’avenir de Nicolas Sarkozy auprès de ces derniers.

Nicolas Sarkozy, a contrario, perd le peu de points gagnés à l’occasion de sa déclaration de candidature à la présidence de l'UMP (-4 pts) et sort du trio de tête de notre classement. C’est essentiellement parmi les sympathisants UMP que se joue cette désaffection (recul de 9 pts, 65%).

Etude réalisée du 23 au 27 octobre 2014, auprès d’un échantillon de 1 000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, interrogées en face-à-face à leur domicile. Méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne de référence) et stratification par région et catégorie d’agglomération.