17.04.2016
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Première enquête réalisée intégralement après l'intervention télévisée de François Hollande lors de l'émission Dialogues citoyens, notre sondage TNS Sofres-OnePoint pour Le Figaro, LCI et RTL révèle la faiblesse des intentions de vote en faveur du Président de la République pour la présidentielle de 2017. Parallèlement, et à la faveur de la mobilisation contre la Loi Travail, on observe une progression de Jean-Luc Mélenchon qui fait presque jeu égal avec le chef de l'État.

Faiblesse des intentions de vote pour François Hollande, talonné par Jean-Luc Mélenchon

Quelles que soient les configurations testées, l’actuel Président ne parviendrait pas à se qualifier pour le second tour qui verrait s’opposer Marine Le Pen au candidat Les Républicains.

Alain Juppé apparaît toujours dominant et plus encore que lors de notre précédente mesure effectuée après les élections régionales de décembre. L’actuel maire de Bordeaux arriverait en effet largement en tête du 1er tour avec 35% des voix (+4 points par rapport à décembre) devant Marine Le Pen à 26% (-2 pts). François Hollande ne recueillerait que 13% des voix (en net recul : -7 pts) et devancerait de peu Jean-Luc Mélenchon (12%, +1).

En revanche Marine Le Pen se placerait en tête du premier tour dans le cas d’une candidature Les Républicains portée par Nicolas Sarkozy, François Fillon ou Bruno Le Maire. De ces 3 candidats, c’est toutefois l’ancien Président qui réalise le meilleur score.

S’il était candidat pour Les Républicains, Nicolas Sarkozy obtiendrait en effet 24% des voix au 1er tour (-2 pts par rapport à décembre) derrière Marine Le Pen à 29% (+1,5) et largement devant François Hollande à 16% (-6 pts). Une possible candidature de François Bayrou ne gênerait par ailleurs pas réellement Nicolas Sarkozy qui obtiendrait dans cette hypothèse 23% des voix (12% pour le maire de Pau).

François Fillon obtiendrait, lui, 23%, loin derrière Marine Le Pen qui, avec 32%, recueillerait presque le tiers des suffrages exprimés. François Hollande serait alors à égalité avec Jean-Luc Mélenchon avec 14% des voix.

Enfin, Bruno Le Maire arriverait lui aussi en 2e position avec 21% des voix, derrière Marine Le Pen à 30%. François Hollande arriverait dans cette hypothèse en 4e position avec 15% des suffrages exprimés et serait devancé par Jean-Luc Mélenchon (à 16%).

Seuls 11% des Français souhaitent que François Hollande soit candidat en 2017

74% des Français (et 83% des sympathisants de gauche) souhaitent l’organisation d’une primaire à gauche pour désigner le candidat à l’élection présidentielle, et ils sont d’ailleurs presque aussi nombreux (72%) à penser que cette primaire aura effectivement lieu.

Cette primaire aurait alors un principal objectif, celui de désigner un autre candidat que François Hollande : seuls 11% des Français souhaitent en effet que l’actuel Président se représente (contre 71% qui y sont hostiles, et 18% indifférents). Même parmi les sympathisants du Parti socialiste, seule une minorité (39%) souhaite qu’il se représente.

Emmanuel Macron, candidat préféré pour représenter le Parti socialiste

C’est Emmanuel Macron qui aurait alors les faveurs des sympathisants socialistes pour les représenter (27% à souhaitent qu’il soit le candidat soutenu par le Parti socialiste), devançant de très peu Manuel Valls (à 25%) mais nettement Martine Aubry (18%). La préférence dont bénéficie le Ministre de l’Economie est nettement plus forte si l’on interroge l’ensemble des Français. 28% souhaitent qu’il soit le candidat soutenu par le Parti socialiste bien devant Manuel Valls (14%) ou Martine Aubry (12%). En revanche chez les sympathisants de l’ensemble de la gauche, c’est la maire de Lille qui arrive en tête (25%) devant Emmanuel Macron (19%) et Manuel Valls (18%).

Étude TNSSofres-OnePoint réalisée par Internet les 15 et 16 avril 2016, pour Le Figaro, LCI et RTL,  auprès d’un échantillon de 1000 personnes inscrites sur les listes électorales représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus inscrite sur les listes électorales. Méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne de référence) et stratification par région et catégorie d’agglomération.