07.09.2016
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Première enquête réalisée après la démission d'Emmanuel Macron de son poste de ministre de l'Économie, notre sondage TNS Sofres-OnePoint pour Le Figaro et LCI montre que le dirigeant d'« En Marche » devance François Hollande dans les intentions de vote à l'élection présidentielle. Mais l'ex-locataire de Bercy n'est pas pour autant en position de se qualifier au second tour, dont les places semblent aujourd'hui acquises à Marine Le Pen et au candidat des Républicains.

François Hollande nettement devancé par Emmanuel Macron au premier tour

Dans l'hypothèse où Emmanuel Macron viendrait concurrencer François Hollande au premier tour de l'élection présidentielle, l'ancien ministre de l'Économie devancerait nettement le président, et ce, quelle que soit la configuration à droite. Dans le cas d'une candidature d'Alain Juppé, Emmanuel Macron recueille 15% des intentions de vote contre 11% pour François Hollande. Si Nicolas Sarkozy portait les couleurs des Républicains, Emmanuel Macron obtiendrait de meilleurs scores. Sans candidature de François Bayrou, les intentions de vote en sa faveur s'établissent à 18% (contre 12% pour François Hollande) et à 16% si le président du MoDem se présentait (contre 11% pour François Hollande).

Le président de la République apparaît donc particulièrement en difficulté face à son ex-ministre. Notre étude le montre relégué en quatrième position au premier tour, voire en cinquième place derrière Jean-Luc Mélenchon qui obtient des scores équivalents ou légèrement supérieurs à ceux enregistrés par François Hollande (de 11% à 12% d'intentions de vote pour le président du parti de gauche).

Mais une division de la majorité qui profiterait avant tout à l'opposition

Néanmoins, dans cette hypothèse d'un affrontement entre François Hollande et Emmanuel Macron, l'ancien ministre de l'Économie n'apparaît pas aujourd'hui en mesure de se qualifier pour le second tour. Dans toutes les configurations, Marine Le Pen arrive en tête (de 26% à 28,5% des intentions de vote), suivie du candidat des Républicains. Alain Juppé recueillerait 25% des intentions de vote, Nicolas Sarkozy 22% (dans l'hypothèse de l'absence de candidature de François Bayrou) ou 20% (si le président du MoDem est présent).

Quel espace politique pour Arnaud Montebourg ?

Autre ancien ministre de l'Économie de François Hollande, Arnaud Montebourg est loin de recueillir le même potentiel électoral qu'Emmanuel Macron. Si les deux hommes devaient s'affronter au premier tour après le retrait de François Hollande, Arnaud Montebourg ne recueillerait que de 5% à 7% des voix, contre de 16% à 20% pour Emmanuel Macron, en position plus favorable face au défenseur du Made in France que lorsqu'il se confronte à François Hollande. L'ancien ministre du Redressement productif est devancé à gauche par Jean-Luc Mélenchon (10% ou 11% d'intentions de vote selon les hypothèses). Les deux premières places du premier tour restent occupées par le FN et LR, la division des voix de gauche ne permettant à aucun de ses candidats de se hisser au second tour.

A droite, une légère dynamique en faveur de Nicolas Sarkozy

Alain Juppé reste le candidat des Républicains qui rassemble le plus d'intentions de vote. Dans toutes les configurations, il réalise de meilleurs scores que Nicolas Sarkozy et reste le seul à supplanter Marine Le Pen au premier tour (33% contre 29% pour la présidente du FN dans l'hypothèse où François Hollande est candidat pour le PS).

Cependant, en parallèle de sa progression dans les intentions de vote à la primaire de la droite, Nicolas Sarkozy progresse également dans notre enquête pour l'élection présidentielle. Ainsi, opposé à François Hollande, il gagne 2 points par rapport à avril (à 25%) si François Bayrou est candidat et 3 points en son absence (à 27%). Dans le même temps, les intentions de vote pour Alain Juppé reculent de 2 points.

Étude TNSSofres-OnePoint réalisée par Internet du 2 au 5 septembre 2016, pour Le Figaro & LCI auprès d’un échantillon de 1006 personnes inscrites sur les listes électorales représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus inscrite sur les listes électorales. Méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne de référence) et stratification par région et catégorie d’agglomération.