MARKETING BOOK 2005
La consommation 2004 en panne sèche
Consommation étale et guerre des prix. Ce sont les deux faits majeurs de l'année 1994. C'étaient les deux premières lignes de l'édito de notre premier Marketing Book paru il y a juste 10 ans ; elles auraient pu l'être pour celui du Marketing Book 2005. Face à une consommation étale, à une perte de confiance des consommateurs, les stratégies choisies par les industriels et les distributeurs sont identiques à celles d'il y a dix ans.
La baisse de la consommation en volume se poursuit
Malgré les actions des industriels et des distributeurs pour baisser les prix, le rebond attendu en volume n'a pas eu lieu, provoquant une situation déflationniste. Les Français continuent à restreindre leurs achats pour éviter toutes dépenses superflues. Et cherchent le moins cher parmi les produits de grande consommation.
Le développement des références économiques
Toutes les enseignes disposent désormais de marques de distributeurs dites économiques, le plus souvent des références qui étaient déjà présentes dans les magasins mais qui ont été « rebrandées » et fortement soutenues en communication. Objectif : freiner la poussée continue du hard discount. Ces références progressent très fortement. Si l'effet « rempart » n'est pas encore totalement avéré, selon l'étude Hard Discount de TNS Secodip, les profils des acheteurs de ces références sont proches de ceux des acheteurs du hard discount. Cependant, ces nouvelles gammes attirent d'autres catégories d'acheteurs. Les enseignes ne prennent-elles pas le risque de cannibaliser leurs marques de distributeurs classiques ?
Le développement du hard discount
Il se poursuit en alimentaire et en non alimentaire, ne serait-ce que par simple effet de parc. Cependant, certains signes semblent démontrer que cette progression se ralentit. S'agit-il de « l'effet » références économiques ou du fait que ce circuit ait fait le plein de ses clients fidèles ?
La peur de l'obésité
Phénomène nouveau. Pour la première fois, on constate un changement des comportements des consommateurs, sensibilisés par les multiples reportages et autres articles consacrés à l'obésité et par les efforts des pouvoirs publics en faveur d'une meilleure alimentation ; les jeunes mères en particulier. La consommation de produits jugés trop caloriques est en baisse assez nette, les produits enfants notamment.