19.09.2016
 

Attentive aux préoccupations et attentes de ses assurés, La Banque Postale Prévoyance parraine depuis 2007 le « Baromètre Dépendance », réalisé par TNS Sofres, sur la perception et les attitudes des Français âgés de 45 à 75 ans vis-à-vis de la dépendance des personnes âgées.

Les 45-75 ans toujours très concernés par la dépendance 

Si le sujet demeure une préoccupation importante pour une très large majorité des 45-75 ans, les Français pour la première fois depuis 2007, sont un peu moins nombreux à se sentir concernés par la dépendance : l'actualité moindre sur ce thème conjuguée aux évènements lourds de ces derniers mois auraient-ils recentré les Français vers des priorités plus court-termistes ? Dans les faits toutefois, ils s’y préparent de plus en plus (cf § « préparer sa dépendance : une nécessité de plus en plus envisagée ») :

  • 74% déclarent se sentir concernés à titre personnel et 78% par la dépendance d’un proche ou d’une personne de son entourage.
  • 61% des Français ont été confrontés à une personne dépendante dans leur entourage dans les 15 dernières années et 29% le sont actuellement.
  • Plus de la moitié des Français confrontés à cette situation s’occupent ou se sont occupés personnellement d’une personne âgée dépendante (55%, +6 pts).

Préparer sa dépendance : une nécessité de plus en plus envisagée

Au-delà d’un idéal toujours fort d’intervention publique dans la prise en charge financière de la dépendance, le baromètre 2016 révèle une prise de conscience grandissante des Français quant à la nécessité de se préparer personnellement à la dépendance.

  • Pour 63% des Français, ce financement doit être une priorité pour l’Etat. Pour autant, 34% estiment que son action actuelle est suffisante et qu’il n’a pas les moyens de faire plus.
  • 28% estiment que c’est à chacun de se préparer au risque de dépendance (+6 pts depuis 2010).
  • Au final, 53% des Français déclarent avoir déjà réfléchi au sujet pour eux-mêmes (+10 pts) dont 26% ont pris des dispositions à titre personnel (un chiffre également en hausse, +5 pts).
  • Les dispositions prises sont essentiellement d’ordre financier, mais seulement 13% déclarent d’ailleurs avoir souscrit un contrat de prévoyance spécifique à la dépendance.
  • Par ailleurs, 31% des Français seraient intéressés pour souscrire une assurance dépendance pour le compte d’un proche ou d’un parent.

Le maintien à domicile privilégié par 82% des Français

Face à une situation de dépendance, le maintien à domicile reste la solution privilégiée même au prix d’un investissement personnel plus important.

Face à la dépendance d’un proche, 82% des Français qui ont eu à s’occuper d’un proche devenu dépendant ont pris des dispositions pour le maintien à domicile (+3 pts) et parmi eux, 67% ne pourraient envisager un placement en hébergement spécialisé qu’en cas de dernier recours.

Pour autant, les dispositions pour l’hébergement en établissement spécialisé sont loin d’être marginales : 45% ont choisi cette option (+8 pts).

La solidarité familiale est quasi-systématique mais rarement suffisante puisque 82% font appel à des aides extérieures (+7 pts).

Concrètement, le type d’aide apportée concerne essentiellement des aspects pratiques et du quotidien. Elle est également très régulière.

  • 88% de l’aide porte sur les aspects pratiques (courses...), 66% sur les gestes de la vie quotidienne (toilette, se lever, se coucher...).
  • L’aspect financier reste plus secondaire avec 28% des aides portant sur le financement des services à domicile/ou le financement d’un établissement spécialisé.
  • Pour 93% des aidants (+2pts), l’aide apportée est assurée a minima de manière hebdomadaire.

Pour les aidants, des attentes d’accompagnement sur le plan pratique et psychologique, sans oublier l’aspect financier

La situation d’aidant génère certaines difficultés et suscite clairement des attentes en matière d’accompagnement, à commencer par les aspects pratiques et psychologiques.

Pour les aidants, il est ainsi important ou aurait été important de recevoir de l’aide sur le plan psychologique et affectif (79%, +8 pts). Plus de 8 Français sur 10 expriment également des attentes pour obtenir les aides suivantes : trouver les bonnes personnes pour s’occuper du proche dépendant (87%, +2 pts), être relayé dans ses tâches auprès de la personne dépendante pour avoir du répit (85%, +4 pts), être aidé dans l’organisation pratique (83%, +4 pts). Le soutien financier est également important pour 74% des aidants (+5 pts).

Le soutien de l’état attendu pour agir en faveur des assurances dépendance

L’Etat est de plus en plus attendu pour favoriser les acteurs privés à travers des missions de sensibilisation ou des mesures fiscales en faveur des assurances dépendance.

  • Seule une petite majorité (57%) s’estime suffisamment informée sur les solutions disponibles pour faire face au risque de dépendance.
  • 43% des Français estiment que l’Etat doit favoriser le développement des assurances individuelles dépendance via des mesures de sensibilisation au risque de dépendance (86%, +7 pts), de réduction fiscale (84%, +8 pts), ou de mesures favorisant la clarté de ce type de contrat (81%).
  • Quant à la nouvelle loi sur l’adaptation de la société au vieillissement, elle reste encore méconnue des Français (seuls 23% en ont entendu parler) et clairement perçue comme insuffisante (59% la jugent insuffisante).

Étude réalisée par téléphone du 3 au 13 juin 2016, pour La Banque Postale Prévoyance, auprès d’un échantillon représentatif de la population française âgée de 45 à 75 ans, selon la méthode des quotas (703 personnes interrogées).