02.04.2015
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Le couple exécutif et particulièrement le Premier ministre Manuel Valls enregistrent un fort recul de popularité dans la dernière vague de notre baromètre politique pour le Figaro Magazine. Ces résultats reflètent ceux des élections départementales dont le second tour s'est déroulé pendant notre baromètre et qui ont vu une large défaite du Parti socialiste au profit de l'UMP, qui remporte de nombreux départements, et du Front national qui, s'il ne parvient pas à conquérir de conseil départemental, renforce largement son ancrage local.

Un recul de la popularité de l'exécutif

Après le regain de popularité enregistré depuis début janvier, François Hollande voit sa cote de confiance reculer assez nettement ce mois-ci à 18% (-4 points). Sans atteindre les niveaux de la rentrée 2014 (13% en septembre), le Président enregistre donc une baisse marquée, notamment chez les sympathisants socialistes (-8 points à 49%).

Le recul est encore plus net pour Manuel Valls : 32% des Français lui font confiance pour résoudre les problèmes qui se posent à la France soit un recul de 10 points par rapport au mois dernier. Alors que le Premier ministre avait vu sa cote de confiance nettement progresser après les attentats de début janvier jusqu'à atteindre 48%, il retrouve ses niveaux de l'automne dernier et perd 16 points en 2 mois. En période électorale et alors que le Premier ministre s'est largement engagé dans la campagne, c'est surtout auprès des sympathisants de l'UMP (-12 pts) mais plus encore du Front national (-16 points) qu'il enregistre les plus forts reculs. Toutefois la cote de confiance de Manuel Valls s'érode également auprès des sympathisants de gauche (-5 points à 58%) et plus nettement encore ceux du PS (-11 points à 65%).

On semble donc assister à un certain retour à la normale après la parenthèse « post-Charlie ».

A l'exception de Marine Le Pen, les personnalités de gauche et de droite reculent

Ce retour à la normale touche également les autres personnalités politiques, dont la plupart avaient vu leur cote d'avenir progresser après les attentats.

La plupart des membres du Gouvernement reculent dans notre baromètre : c'est le cas de Najat Vallaud-Belkacem (-4 points à 27%), Bernard Cazeneuve (-3 pts à 21%) ou Stéphane Le Foll (-5 points à 13%). Mais les personnalités politiques de gauche critiques sur l'action gouvernementale ne profitent pas de ce mouvement : Martine Aubry (-4 points à 26%), Arnaud Montebourg (-4 points à 19%) ou Jean-Luc Mélenchon (-4 points 19%) reculent ainsi également.

Les leaders de l'opposition ne sont pas épargnés : si Alain Juppé conserve la première place de notre classement avec une cote d'avenir de 39%, il recule de 3 points en un mois. Nicolas Sarkozy, dont le rôle de leader de l'opposition a pourtant été conforté par la victoire de son parti aux élections départementales, recule également de 4 points à 29% (et même de 9 points chez les sympathisants de l'UMP). C'est surtout auprès des sympathisants du Front national que la baisse est particulièrement marquée pour ces deux personnalités.

Dans ce contexte, Marine Le Pen est l'une des seules personnalités dont la cote d'avenir ne s'érode pas : 26% des Français souhaitent lui voir jouer un rôle, à la 10e place de notre classement et en légère progression de 1 point.

Étude réalisée du 26 au 30 mars 2015, pour Le Figaro Magazine, auprès d’un échantillon de 1000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, interrogées en face-à-face à leur domicile. Méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne de référence) et stratification par région et catégorie d’agglomération.