02.05.2012
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La vague de mai 2012 du baromètre politique TNS Sofres - Sopra Group pour Le Figaro Magazine témoigne des dynamiques de campagne. Comme lors de la vague de mai 2007, précédant le second tour de l'élection présidentielle d'alors, les deux candidats désignés par les urnes pour participer au second tour connaissent un regain certain : de cote de confiance pour le Président-candidat, de cote d'avenir pour le candidat socialiste.

La cote de confiance de Nicolas Sarkozy à nouveau en hausse

Cette vague confirme la dynamique favorable à Nicolas Sarkozy à l'œuvre depuis le mois de mars et son entrée en campagne. Le niveau de confiance accordé au Président sortant pour résoudre les problèmes du pays augmente de 4 points pour atteindre 37%. Après la hausse de 7 points d'avril, cela lui permet de retrouver son niveau de confiance de novembre 2009. Malgré tout, la défiance reste majoritaire : 60% ne lui font pas confiance, dont 40% qui ne lui font pas du tout confiance.

Ce regain de confiance est visible dans toutes les catégories de population. Il est cependant un peu plus marqué chez les salariés du privé (+9 à 37% de confiance) et les seniors de 65 ans et plus, chez qui avec une hausse de +5 à 49%, la confiance devient relativement majoritaire. 

Les sympathisants du Front National contribuent également à la hausse de la cote de confiance du Président-candidat. S'ils semblent sensibles à la campagne d'entre-deux-tours dont ils sont l'enjeu, ils restent néanmoins majoritairement défiants à l'égard de Nicolas Sarkozy : 42% lui font confiance, soit 23 points de plus qu'en avril, contre 58% (-20) qui ne lui font pas confiance.

Une dynamique électorale renforce également la cote d'avenir de François Hollande...

61% des Français souhaitent voir jouer un rôle plus important à François Hollande au cours des prochaines années, en hausse de 9 points par rapport au mois d'avril. Il reste ainsi en tête de notre baromètre de popularité devant François Bayrou (49%, +2), Jean-Luc Mélenchon (46%, +5) et Martine Aubry (45%, +3).

S'il renforce ses bases sur les sympathisants de gauche (92%, +13 chez les sympathisants du Front de Gauche), il progresse également chez les sympathisants du MoDem (66%, +20).

Avec une cote d'avenir de 66%, en hausse de 6 points, François Hollande est la personnalité qui arrive en tête chez les catégories les plus modestes. A 64% (+11) il est également en tête parmi les catégories moyennes-inférieures.

Dans cette dynamique d'élection et dans le sillage de leur candidat, les personnalités qui structurent la campagne socialiste et qui sont particulièrement exposées bénéficient également d'un regain de leur cote d'avenir : Manuel Valls (33%, +5), Arnaud Montebourg (31%, +4), Pierre Moscovici (26%,+5), Benoît Hamon (24%, +4).

... ainsi que celles de Marine le Pen, Jean-Luc Mélenchon et François Bayrou

Avec une cote d'avenir de 32%, en hausse de 4 points, Marine le Pen atteint son maximum historique dans notre baromètre (elle y était entrée en avril 2010 à 14%).

Sa cote d'avenir n'est majoritaire que chez les sympathisants de droite (52%, +4) et bien évidemment parmi eux, chez les sympathisants FN. Néanmoins, elle progresse dans de nombreuses catégories de population : personnes sans préférence partisane (35%, +11) sympathisants UMP (39%, +9), ménages modestes (43%, +5).

Les autres éliminés du premier tour, bien que leurs scores aient été jugés en deçà de leurs objectifs, profitent également de leur visibilité en fin de campagne. Jean-Luc Mélenchon progresse de 5 points (46%) et devient deuxième personnalité à gauche. François Bayrou, avec une hausse de deux points (49%) se maintient en deuxième place du classement.

Étude TNS Sofres / Sopra Group réalisée les 26 et 27 avril 2012, pour Le Figaro Magazine auprès d'un échantillon de 1000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, interrogées en face-à-face à leur domicile. Méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage) et stratification par région et catégorie d'agglomération.