29.04.2015
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Quatre mois après les attentats de janvier qui ont vu le niveau de popularité du couple exécutif progresser significativement,  le président de la République et le Premier ministre retrouvent, dans la dernière vague de notre baromètre politique pour le Figaro Magazine, leur niveau de décembre 2014. Le retour à la normale après la parenthèse « post-Charlie » qui se dessinait déjà le mois dernier se confirme donc clairement aujourd’hui.

François Hollande enregistre un nouveau recul tandis que Manuel Valls se stabilise

La cote de confiance de François Hollande recule de deux points ce mois-ci et se rapproche ainsi de son niveau d’avant les attentats de janvier (cf. 15% lors de notre enquête réalisée fin novembre / début décembre 2014) : en effet 16% des Français lui font aujourd’hui confiance pour résoudre les problèmes qui se posent à la France contre 82% qui ne lui font pas confiance (+5 points). Notons que le niveau de popularité à l’égard du Président s’effrite fortement chez les salariés du secteur public (-10 points), les 25-34 ans (-5 points) et les 35-49 ans (-4 points). Un décrochage qui touche également les sympathisants du Front de gauche (-4 points) et les écologistes (-4 points). Seuls les sympathisants socialistes lui font encore confiance, à une courte majorité (51%, + 2 points).

Après deux baisses importantes et successives observées en mars (-6 points) et en avril (-10 points), Manuel Valls met fin à cette série et se stabilise, enregistrant une progression de 3 points au mois de mai : 35% des Français lui font ainsi confiance contre 62% qui ne lui font pas confiance. Notons que cette progression est particulièrement importante chez les moins de 25 ans (+11 points) et les 65 ans et plus (+5 points) mais également à droite, auprès des sympathisants UMP d’une part (+6 points) et des sympathisants FN d’autre part (+8 points). Précisons également que, dans ce contexte, seuls les sympathisants de gauche (54%, -4 points) et en particulier ceux du PS (68%, +3 points) lui font majoritairement confiance.

A droite, des candidats à la primaire de l'UMP pour la présidentielle de 2017 dans une dynamique positive

A 18 mois de la primaire de l’UMP pour la présidentielle de 2017, trois des candidats déjà déclarés constituent ce mois-ci le trio de tête des personnalités politiques. A ce titre, leur cote d’avenir enregistre une progression notoire : Alain Juppé conserve la première place de notre classement avec une cote d’avenir de 42% et gagne ainsi 3 points en un mois. Nicolas Sarkozy progresse également de 3 points avec une cote d’avenir à 32%, ce qui le conforte à la deuxième place. Enfin, François Fillon bénéficie de la meilleure dynamique du mois avec une augmentation de 4 points de sa cote d’avenir (30%) grimpant ainsi de la 7e à la 3e place de notre classement. Si Nicolas Sarkozy arrive largement en tête au sein de son propre camp (+4 points à 73% auprès des sympathisants UMP), Alain Juppé et François Fillon se distinguent de ce dernier en séduisant au-delà de leur propre famille politique. En effet, les sympathisants PS sont de plus en plus nombreux à souhaiter voir Alain Juppé (45%, + 8 points) comme François Fillon (27%, +7 points) jouer un rôle important au cours des mois et des années à venir.

Marine Le Pen recule

Alors que Marine Le Pen a été récemment désignée par le Time Magazine parmi les cent personnalités les plus influentes au monde en 2015, la violente polémique qui a agité le Front national et qui a opposé Jean-Marie Le Pen à sa fille début avril semble avoir laissé des traces. En effet, Marine Le Pen voit sa cote d’avenir chuter de 3 points ce mois-ci pour s’établir à 23% passant ainsi de la 10e à la 12e place de notre classement, ex aequo avec Anne Hidalgo (stable) et Olivier Besancenot (+2 points). On notera que la cote d’avenir de Marine Le Pen est parfaitement stable parmi les sympathisants FN (91%). C’est dans l’électorat de gauche et du centre droit que le recul est le plus fort. 

Étude réalisée du 22 au 25 avril 2015, pour Le Figaro Magazine, auprès d’un échantillon de 1000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, interrogées en face-à-face à leur domicile. Méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne de référence) et stratification par région et catégorie d’agglomération.