25.10.2005
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Notre étude réalisée pour Tena auprès de femmes enceintes âgées de 20 à 45 ans permet de faire le point sur leur niveau de connaissance et leurs réactions face à l'incontinence urinaire durant leur grossesse. Principal enseignement : 4 femmes enceintes sur 10 (41%) déclarent être touchées par l'incontinence urinaire pendant leur grossesse. Sujet encore tabou pour 62% des femmes enceintes, l'incontinence urinaire serait traitée en ayant recours au corps médical ou à l'utilisation de protections.

L'incontinence urinaire : un risque associé à la grossesse pour la majorité

6 femmes enceintes sur 10 disent avoir été mises au courant - avant toute grossesse - des risques de fuites urinaires pendant la grossesse. Elles sont encore plus nombreuses (74%) à avoir été au courant des risques de fuites urinaires après l'accouchement. Mais si cette connaissance concerne la majorité, une part non négligeable des femmes reste à informer.

Les fuites urinaires : phénomène relativement répandu pendant et après la grossesse

4 femmes enceintes sur 10 déclarent être touchées par l'incontinence urinaire pendant leur grossesse. Ce phénomène concerne davantage les femmes enceintes ayant déjà vécu des accouchements (50%) que celles concernées par leurs premières grossesses (29%). Les femmes enceintes ayant déjà eu des enfants sont 54% à avoir eu des fuites urinaires suite à leurs précédents accouchements.

Il semble que le fait d'avoir eu des fuites prédispose à en avoir à nouveau en cas de nouvelle grossesse.

Les solutions envisagées en cas d'incontinence urinaire : les professionnels de santé et l'utilisation de protection

En cas de fuites urinaires, les femmes enceintes auraient très fortement le réflexe de se tourner vers les professionnels de santé (91%). Elles sont une grande majorité à envisager la rééducation périnéale (83%) - encore plus les femmes enceintes ayant déjà eu des enfants (89%) que les premières grossesses (74%). 62% consulteraient un médecin.

En parallèle, elles gèreraient aussi ce problème au quotidien en utilisant des protections (81%) ou, dans une moindre mesure, des lingettes (16%). A noter : les protections utilisées sont plus souvent des protections périodiques (60%) que des protections spécifiques fuites urinaires (31%).

Il est intéressant de souligner que les femmes qui se tourneraient davantage vers des solutions expertes, spécifiques (consulter un médecin, utiliser des protections spécifiques fuites urinaires) sont celles qui ont été le moins exposées aux fuites urinaires : les femmes qui en sont à leur première grossesse ; les femmes n'ayant pas de fuites urinaires pendant leur grossesse.

Connaissance de la rééducation périnéale quasi-totale et sources de connaissance différentes

Quasiment toutes les femmes enceintes ont déjà entendu parler de la rééducation périnéale ; les sources de connaissance sont nombreuses et ont un poids différent selon que la femme a déjà eu des enfants ou non. Le corps médical est la principale source de connaissance des femmes enceintes ayant eu des enfants (95%). L'entourage et les brochures d'information jouent aussi un rôle.

Les femmes dont c'est la première grossesse sont d'abord informées par l'entourage (57%) puis le corps médical (53%). Les brochures d'information et les médias jouent un rôle plus important auprès d'elles qu'auprès des femmes ayant déjà eu des enfants (respectivement 42% et 26%).

L'incontinence urinaire : une forte gêne perçue, un sujet tabou qui disparaît facilement en passant à l'action

L'incontinence urinaire liée à la grossesse et à l'accouchement est synonyme de forte gêne pour les femmes enceintes : gêne personnelle quotidienne (92% d'accord pour « très gênant pour moi au quotidien ») et gêne sociale (79% d'accord pour « très gênant vis-à-vis des autres »).

C'est un sujet encore tabou pour la majorité : 62% des femmes enceintes n'en parleraient pas facilement. Dans le même temps, l'incontinence urinaire pourrait être facilement résolue pour la majorité d'entre elles (73%). Mais seulement 20% des femmes enceintes croient que l'incontinence disparaît après l'accouchement sans rien faire. Cette opinion est plus forte auprès des femmes dont c'est la première grossesse (29%) qu'auprès des femmes enceintes ayant déjà eu des enfants (13%).

Notre étude réalisée pour Tena auprès de femmes enceintes âgées de 20 à 45 ans permet de faire le point sur leur niveau de connaissance et leurs réactions face à l'incontinence urinaire durant leur grossesse.