21.03.2005
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Le 21 mars 2005 - Présentée à l'occasion de la 5èmee Journée Nationale du Sommeil (17 mars 2005), notre étude réalisée pour l'Institut du Sommeil et de la Vigilance (ISV) fait le point sur les habitudes de sommeil des adolescents, et en particulier leur somnolence. Principal enseignement : la somnolence est un problème fréquent et parfois négligé chez les adolescents.

La somnolence, un problème fréquent, mais négligé par les adolescents

55% des adolescents se sentent somnolents dans la journée au moins une fois par semaine. Cette somnolence varie dans l'année et a tendance à être au plus fort en hiver (décembre, janvier) et au plus bas en été (juillet, août).

30% des adolescents ont une tendance pathologique aux endormissements dans la journée (calculé à l'aide de l'échelle d'Epworth), mais seulement près d'un de ces adolescents sur 10 a parlé de sa somnolence à un médecin.

La somnolence pathologique est liée au manque de sommeil ; elle est aussi liée à l'insomnie, au stress /à l'anxiété / la déprime, et à la prise de médicaments pour les combattre.

Les adolescents déclarent des besoins en sommeil importants (en moyenne 9h par nuit).

Se lever tard le week-end pour récupérer peut porter préjudice
à une bonne hygiène de sommeil

Leur temps de sommeil en semaine étant souvent inférieur à ce besoin (7h45 en moyenne), ils ont tendance à décaler leurs horaires de sommeil le week-end pour récupérer, notamment en se levant plus tard (heure de lever en moyenne à 6h46 en semaine et à 10h21 le week-end). Or se lever tard le week-end pour récupérer peut porter préjudice à une bonne hygiène de sommeil.

A noter que 55% des adolescents souhaiteraient décaler leurs horaires de cours à plus tard (une heure ou plus).

Les adolescents déclarent des problèmes d'insomnie, de stress,. non négligeables, et souvent plus présents chez les filles.

37% des adolescents déclarent des problèmes d'insomnie, et 19% fréquemment.

34% des adolescents ont des problèmes de stress, d'anxiété, de déprime importants. Et 10% d'entre eux consomment des médicaments pour lutter contre ceux-ci ou pour dormir.

Étude réalisée pour l'Institut du Sommeil et de la Vigilance (ISV) du 4 au 16 février 2006, par téléphone, auprès de 502 individus âgés de 15 à 19 ans représentatif de la population national. Sur quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage) et après stratification (régions, catégorie d'agglomération).