24.11.2015
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Le capital Confiance : un actif clé de l'entreprise désormais mesurable. Afin de mieux comprendre les différentes dimensions du capital confiance et de permettre aux entreprises d'évaluer la confiance de leurs cadres, le programme Confiance & Croissance, initié par Sophie Vernay, en partenariat avec l'agence Elan-Edelman, et parrainé par l'Institut Montaigne et Raise, a créé un indice national inédit, inspiré de l'indice de la confiance des ménages.

Cet indicateur portant sur les leviers de la confiance des cadres en entreprise est le résultat d'une enquête réalisée par TNS Sofres en juillet 2015 auprès de plus de 1000 cadres d'entreprises publiques et privées de plus de 250 salariés. Ils ont été interrogés sur une quarantaine de dimensions relatives à la confiance. Leurs réponses ont été modélisées par Yann Algan et Maria Giuseppina Bruna afin d'analyser les enjeux, les défis de la confiance en entreprise, les leviers pour la stimuler ainsi que ses impacts sur le plan humain, social et économique.

Une étude qui démontre l'importance d'un nouveau modèle managérial inclusif

Les cadres interrogés expriment dans cette première édition une confiance tiède et clivée vis-à-vis de leur entreprise (selon l'indice : 6.7 sur 10). Celle-ci n'est ni expliquée par les profils sociologiques des personnes interrogées (sexe, âge), ni par les caractéristiques intrinsèques des entreprises (taille, secteurs…). Le capital confiance dépend avant tout d'une gouvernance inclusive qui repose sur deux leviers :

  • des dispositifs d'engagement et d'ouverture de l'entreprise : l'adhésion aux politiques de RSE, l'échange avec les dirigeants, la circulation libre et transparente de l'information, le travail sur les clivages, valeurs et stéréotypes sont essentiels à la création de la confiance ;
  • un mode de management délégatif, coopératif et responsable : le management doit, pour créer de la confiance, impliquer une prise de décision autonome, la culture du travail en équipe, un allègement du reporting, des logiques de reconnaissance et de rémunération équitables.

L'entreprise se prive de près de la moitié de son capital humain

L'étude révèle l'existence de fractures au sein de l'entreprise avec trois groupes distincts de salariés :

  • 14% des salariés interrogés ont une relation de défiance vis-à-vis de leur entreprise.
  • 39% des salariés interrogés constituent « les attentistes » : ni-défiants, ni confiants ils se situent dans une zone d'indécision pour leur engagement. Bien que satisfaits de leur outil de travail ces cadres ne croient plus ni au story-telling de leur entreprise ni au projet collectif.
  • 47% des salariés sont confiants : ce sont des acteurs engagés de l'entreprise porteurs du changement et adhérant à la stratégie de l'entreprise.

Alors que l'entreprise se prive de près de 53% de son capital confiance, l'enjeu pour les dirigeants d'entreprise est d'emporter l'adhésion des 39% des salariés attentistes et peu concernés par le changement de l'entreprise.

Étude online réalisée du 8 au 21 juillet 2015, pour l'Institut Montaigne et Raise,  auprès d'un échantillon de 1000 cadres d’entreprises publiques et privées  employés par des entreprises intermédiaires  (250 à 4 999 salariés) et des grandes entreprises. Échantillon miroir : 200 salariés non-cadres du même univers (ETI-GE), 200 salariés cadres de PME-TPE. Méthode des quotas : sexe, âge, taille d’entreprise, région et secteur d’activité.