18.11.2010
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Quelle place et quels usages pour les jeux video ?

Les jeux vidéo constituent un loisir apprécié des adolescents, mais ils ne prennent pas le dessus sur leurs activités sociales et numériques : passer du temps avec ses amis, de même que sur Internet et en famille restent les trois activités auxquelles les adolescents consacrent le plus de temps.

L’ordinateur est le support privilégié pour jouer aux jeux vidéo, devant la console de salon, la console portable et bien plus encore, devant le téléphone portable.

Les jeux vidéo en ligne sont très prisés des adolescents  : 68% d’entre eux y ont déjà joué, dont 22% souvent. Hormis le coût représenté par l’investissement de départ nécessaire pour jouer (achat de l’équipement et des jeux), peu d’adolescents dépensent de l’argent pour jouer en ligne.

Les moments du jeu dans la vie d'un ado

Si tous les adolescents jouent aux jeux vidéo, ils semblent pour la plupart raisonnables : ils choisissent les moments du jeu : plutôt le week-end que la semaine, après avoir fait leurs devoirs qu’avant…et ne jouent pas trop longtemps : moins d’une heure par jour pour la moitié d’entre eux

Au total, seuls 22% d’adolescents sont des « gros joueurs ». Il s’agit surtout de garçons et de collégiens, issus de foyers plutôt modestes.

Les parents face aux jeux vidéo de leurs adolescents

Dans près d’un foyer sur deux, les parents gardent un œil sur l’activité de leurs enfants :
- la moitié des adolescents jouent au moins de temps en temps avec leurs parents aux jeux vidéo (54%) ;
- une proportion équivalente s’est vue fixer des règles par ses parents en matière de jeux vidéo (49%) : des règles portant avant tout sur ce qui impact la vie familiale (le temps de jeu, les moments du jeu) et moins sur le contenu des jeux. Sur ce dernier point, plus l’adolescent approche de l’âge adulte, plus les parents le laissent libre.

24% ont dû renoncer à l’achat d’un jeu à cause du refus de leurs parents : les motifs du refus sont avant tout liés au prix du jeu (alibi ou réelle motivation ?), mais là encore, beaucoup moins à leur contenu.

Le jeu vidéo fait partie de la vie familiale, il structure non seulement le temps passé en famille, mais également les discussions…et les disputes.
C’est avant tout le partage de  l’équipement qui pose problème, devant les disputes liées à l’organisation de l’emploi du temps : temps passé à jouer, au détriment d’autres activités et de la vie familiale.

Quels points de vigilance ?

Les règles, quand elles sont fixées par les parents, portent avant tout sur le temps de jeu et les moments du jeu, et beaucoup moins sur les contenus.

Le logiciel de contrôle parental reste très peu installé (dans moins d’un foyer sur 3 sur l’ordinateur, un foyer sur 8 sur la console, et un foyer sur 10 sur le téléphone portable) : des proportions toutefois plus élevées que ce qui avait été relevé l’année dernière à propos du téléphone portable.
6 adolescents sur 10 se sont déjà sentis gênés par du contenu de jeu, et notamment par des situations effrayantes, des images violentes et des propos racistes. Ce sont les joueurs à qui les parents fixent des règles qui figurent parmi les plus gênés : certainement parce que les règles conduisent les adolescents à se poser des questions et développent une certaine sensibilité et une certaine vigilance de leur part.
52% des adolescents ont déjà joué à des jeux déconseillés pour leur âge, malgré une bonne visibilité du système PEGI : des conseils qui sont visibles, connus, mais qui restent peu suivis.
Trois mois après l’ouverture à la concurrence, deux tiers des adolescents savent que les jeux d’argent et de hasard en ligne sont interdits aux mineurs mais 8% d’entre eux ont déjà tenté d’y jouer. Une tendance à surveiller.

Enquête réalisée du 9 au 11 septembre 2010 par téléphone pour Action Innocence et l'Union nationale des Associations familiales (UNAF) à domicile auprès d’un échantillon national de 500 adolescents âgés de 12 à 17 ans, représentatif de l’ensemble des adolescents âgés de 12 à 17 ans (avec autorisation parentale pour les 12-14 ans). Méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage) et stratification par région et catégorie d’agglomération.