02.09.2013
 

Plus d’1 Français sur 4 a déjà consulté un ou plusieurs psys


28% ont déjà frappé à la porte d’un cabinet : dans le détail, 7% consultent au moment du sondage, et 21% ont consulté dans le passé.

Pourquoi faire la démarche de rencontrer un psy ? C’est en premier lieu pour répondre à une « dépression » (33% des citations) que l’on décide d’entreprendre une thérapie. Une dépression ou bien un sentiment, plus diffus, de «  mal-être » pour 31% des citations. Ensuite, arrivent des « problèmes d’anxiété » (21%), « familiaux » (18%), « le décès d’un proche » (13%), « des ennuis de santé » (12%) ou encore « professionnels » (11%). Pour tout un chacun, consulter relève d’un faisceau de raisons. On consulte parce qu’on sait que quelque chose ne tourne pas rond, qu’on sent qu’il y a « problème » et que l’on cherche un « traitement ».
Pourtant, 6% déclarent avoir commencé leur thérapie « pour mieux se connaître ». Un chiffre qui rappelle qu’une psychothérapie sert également à savoir qui l’on est. Si l’un des objectifs est bien souvent de réduire ou éliminer les symptômes gênants (dépression, anxiété, troubles sexuels, alimentaires, du sommeil…) ou les impasses de notre vie relationnelle, le psy est aussi là pour nous aider à saisir comment tous ces problèmes font partie de notre être.

Première résistance, le sentiment de ne pas en avoir besoin

58% ne sont pas tentés quand 14% y songent ; autrement dit, 72% des Français déclarent ne jamais avoir consulté. Et s’ils n’ont jamais poussé la porte du psy, c’est d’abord parce qu’ils ont l’impression de « ne pas en avoir besoin » (62% des citations).

Dans le même temps – répondant à des préoccupations financières propres au contexte économique que l’on connaît – ces Français évoquent encore le prix des consultations : 23% de ces Français estiment que « c’est trop cher ».

A cela s’ajoute, pour les Français qui n’ont jamais consulté, un « soupçon d’inefficience » : 17% mentionnent qu’ils ne croient pas « que cela soit efficace ».
La démarche implique que l’on vienne se confier à quelqu’un que l’on ne connaît pas. Cet élément de la consultation trouve un écho (négatif) chez ceux qui n’ont jamais sauté le pas : ainsi, 14% n’ont pas envie de parler de leur intimité ou préfèrent en parler avec des amis, 11% ne savent pas à qui ils peuvent avoir confiance et qu’ils ne sauraient donc qui aller voir.
Enfin, certains admettent qu’ils n’ont jamais eu le courage de sauter le pas : 8% avouent ne pas avoir « osé faire la démarche ».

62% de patients satisfaits

Une large partie des Français qui ont arrêté de voir le psy (69%) expliquent qu’ils ont mis fin aux consultations parce qu’ils « se sentaient mieux ».

En bilan, 38% de ces Français en fin de parcours psy estiment qu’aujourd’hui, « ils se sentent mieux » mais aussi 33% qu’ils « voient les choses différemment ». Les consultations ont donc contribué à apaiser leur mal-être, tout en leur offrant la possibilité d’envisager d’autres perspectives, une occasion d’envisager leur propre vie autrement.

A cette même question, 18% ajoutent qu’ils « se connaissent mieux », 16% qu’ils ont « davantage confiance en eux » et qu’ils ont « moins d’angoisses et de stress ».

Plus globalement, 62% considèrent que leur psychothérapie les a « aidés ». Dans le détail, 31% déclarent que cela les a « beaucoup aidés » et 31% « assez aidés ». Mais cela ne marche pas à tous les coups : 25% jugent que cela les a « un peu aidés » et 13% que cela ne les a pas du tout aidés.

Etude réalisée pour Psychologies Magazine du 13 au 17 juin, auprès d’un échantillon de 1003 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus interrogés online auprès du panel TNS Sofres.