03.06.2013
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Face à la crise, l'Homo Automobilus s'adapte !

Crise économique oblige, les Français sont de plus en plus nombreux à réaliser des arbitrages budgétaires (58% des Français motorisés ont diminué leurs dépenses automobiles). Ils s'orientent vers l'achat d'un véhicule d'occasion (48%), qui, même s'il s'agit d'un choix dirigé, voire d'une obligation pour 47% des Français, représente malgré tout pour eux le meilleur moyen d'accéder à un véhicule mieux équipé et donc de pouvoir surclasser leur achat. C'est également l'opportunité de bénéficier d'un bon rapport qualité/prix (84%), et au final de réaliser une bonne affaire (78%).

Posséder une voiture n'est pas obsolète

Même si les différentes offres alternatives de mobilité sont largement connues par les Français, 67% pour l'auto-partage et 96% pour le covoiturage, le taux d'utilisateurs reste cependant assez marginal hormis pour le covoiturage (23% d'utilisateurs).

Les Français restent attachés à l'achat d'un véhicule : c'est la meilleure option pour 86% d'entre eux. D'après leur niveau de connaissance actuel des offres disponibles, le modèle de possession individuel reste perçu comme plus économique (76%) et plus pratique (74%).

L'acte d'achat d'une voiture entre plaisir et stress

Avec un manque de visibilité sur l'avenir économique, les Français perçoivent la phase d'achat à la fois comme une source de plaisir et de stress (62%) à part égale. Ils redoublent de vigilance dans leurs critères de choix notamment lorsqu'il s'agit d'acheter un véhicule d'occasion où le choix final devient de plus en plus réfléchi car l'erreur n'est plus permise : le prix (81%, +14% versus 2012), le kilométrage (76%, +15% versus 2012), l'état général (69%, +16% versus 2012), l'entretien effectué (59%, +18% versus 2012) sont des critères déterminants.

Le critère, « à qui le véhicule d'occasion est acheté » (50%, +15% versus 2012) est un point décisif car l'achat d'un véhicule d'occasion est également associé par les Français, à une prise de risque (65%).

L'obligation d'arbitrage budgétaire génère de la frustration chez Les Français pour 44% des répondants.

S'ils devaient acheter un véhicule, 61% des Français seraient prêts à faire des sacrifices sur la marque et sur les équipements, 58% sur le confort, 52% sur la couleur de la carrosserie, et 50% en feraient sur la motorisation.

Le low cost une solution pertinente face à la crise

Bonnes perspectives pour les marques low cost, 9% des Français sont aujourd'hui prêts à acheter cette catégorie de véhicule alors que la part de marché du low cost à travers la marque Dacia oscillait autour de 3,7% en France en 2012.

En effet, 86% des Français c'est-à-dire 9 Français sur 10 considèrent que les véhicules low cost sont une solution pertinente face à la crise et qu'ils offrent un niveau de sécurité au moins équivalent aux véhicules de marques généralistes pour (58%). Les marques low cost inspirent même confiance (54%).

Face à toutes ces voitures suréquipées en technologies, le low cost présente un net avantage pour 45% des Français, celui de rencontrer moins de problèmes techniques.

Par ailleurs, le low cost neuf permet aux Français très attachés à l'achat de véhicules neufs de continuer leur descente en gamme, entamée il y a quelques années, tout en restant dans un achat « neuf ».

L'achat d'une voiture de marque étrangère n'est pas exclu (78%) pourvu qu'elle soit fabriquée en France !

La moitié des Français demeure attachée aux marques françaises, un résultat stable depuis 2010.

Fait nouveau, afin d'éviter les délocalisations et préserver les emplois, préoccupations bien présentes à l'esprit des Français (c'est d'ailleurs la première raison d'attachement aux marques françaises pour 63% des automobilistes), ces derniers sont majoritairement prêts (78%) à acheter une voiture de marque étrangère à condition qu'elle soit produite en France.

Les Français s'intéressent au lieu de fabrication des véhicules

Même si les Français ont une connaissance imparfaite des lieux de production des principaux modèles proposés actuellement sur le marché, ils sont tout de même 4 sur 10 à savoir si les véhicules sont fabriqués en France ou à l'étranger, notamment pour la Renault Twingo, produite en Slovénie et la Peugeot 308 fabriquée en France.

Ce niveau de connaissance est plus important pour la Toyota Yaris, 53% savent qu'elle est fabriquée en France, une résultante liée aux différentes campagnes de communication initiées par la marque. Concernant la Dacia Logan, dont l'origine Roumaine est largement connue, 67% des Français ont connaissance de sa fabrication à l'étranger.

Paradoxalement, l'attachement aux marques françaises n'empêche pas un intérêt certain pour des véhicules étrangers bon marché dont font partie les véhicules low cost : 40% des automobilistes se déclarent ainsi potentiellement ouverts à l'achat d'une voiture de marque chinoise.

Car c'est bien le prix qui reste le premier critère de choix qu'il s'agisse d'un véhicule neuf (82%) ou d'occasion (81%). Les standards de qualité des marques étrangères se sont améliorés et les Français ont confiance dans les législations et réglementations actuelles sur le niveau minimal de sécurité des véhicules commercialisés (Euro NCAP, certifications...).

58% des Français motorisés ont diminué leurs dépenses automobiles

Face à la dégradation du pouvoir d'achat, plus de 2/3 des automobilistes interrogés déclarent avoir modifié leurs habitudes afin de réduire les dépenses liées aux déplacements en voiture. Ainsi 58% d'entre eux ont limité le nombre de leur déplacements, 50% ont adopté une conduite éco-responsable, 40% ont limité le nombre de kilomètres parcourus tandis que 28% ont fait le chemin à pied ou en vélo. Enfin, 18% d'entre eux déclarent prendre d'avantage les transports en commun.

Si 58% des français motorisés ont diminué leurs dépenses automobiles, la nature incompressible d'une grande partie de ces dépenses a amené plus de 40% des automobilistes à réduire leurs dépenses sur d'autres postes.

Les répondants ayant diminué d'autres postes de dépenses que l'automobile citent les loisirs et les sorties pour 79% d'entre eux, les dépenses vestimentaires pour 78%, les voyages et les week-ends pour 66% et 50% ont limité les dépenses liées à l'équipement de la maison. Enfin, 28% déclarent avoir limité leurs dépenses alimentaires.

Étude réalisée du 26 avril au 30 avril 2013 pour AramisAuto.com auprès de'un échantillon de 1001 personnes de 18 ans et plus, dont la représentativité est assurée par la méthode des quotas (Sexe, âge, PCS du chef de famille), après stratification région x habitat.