04.07.2008
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Les Français sont-ils fidèles? Il semble que oui. C’est en tout cas ce que déclarent plus de 2/3 d’entre eux (71%), qui disent n’avoir jamais été infidèles au cours de leur vie. Autre enseignement de notre étude réalisée pour FHM : pour la majorité des Français, l'infidélité commence par un acte (embrasser ou plus) et pas avant (draguer, fantasmer…). Enfin, en moyenne, les personne sinterrogées qui se déclarent avoir été infidèles affirment avoir eu entre 4 et 5 amants/maîtresses - les hommes, plutôt 6, les femmes un peu plus de 3.

La fidélité : une notion à laquelle les Français se disent attachés

Les Français sont-ils fidèles ? Il semble que oui. C’est en tout cas ce que déclarent plus de 2/3 d’entre eux (71%), qui disent n’avoir jamais été infidèles au cours de leur vie.

La fidélité est d’abord une question de principe : quand on aime et qu’on respecte l’autre, on ne conçoit pas de le tromper. Et ce, même en étant assuré que l’infidélité ne sera jamais révélée : moins d’un Français sur 4 se laisserait alors tenter.

Les réactions à l’infidélité sont par ailleurs partagées : faut-il pardonner ? Quitter l’autre ? Autant de questions qui divisent l’opinion : la moitié se disent prêts à pardonner et pourtant, ils sont 57% à préférer quitter leur conjoint dans ce cas-là.

Mais qu’est-ce que l’infidélité? Pour la majorité (2/3 des Français), cela commence avec un acte (embrasser ou plus) et pas avant (draguer, fantasmer…).

Dans la pratique, les 29% qui avouent avoir déjà trompé leur partenaire l’ont fait pour des raisons très variées : aussi bien pour revivre les débuts d’une nouvelle relation que pour tenter une nouvelle expérience ou par frustration. Si la moitié ont été séduits par un ou une inconnue, les 2/3 ont déjà trompé leur conjoint(e) avec une personne de leur propre entourage -ex ou ami(e)-.

En commun, ils l’ont en grande majorité fait sans regret, même si leurs expériences se limitent bien souvent à 1 ou 2 amants / maîtresses. Seuls 18% d’entre eux avouent plus de 5 maîtresses ou amants dans leur vie (soit 5% de la population).

L'infidélité : une question de génération

1 - Les jeunes : des idéalistes

Plus idéalistes ou plus radicaux, toujours est-il que les jeunes ont une conception bien plus stricte de la fidélité. Ils sont ainsi moins tolérants sur la définition de l’infidélité, qu’ils font résolument débuter avec le fait d’embrasser quelqu’un d’autre, voire avant, dans le fait de draguer un(e) autre, ou de s’inscrire sur un site de rencontres.

Si les jeunes sont donc tentés de caractériser l’infidélité plus tôt que les autres, ils ont également beaucoup plus de mal à l’assumer. Ils sont ainsi beaucoup plus nombreux à regretter leur acte et à culpabiliser.

Il faut dire que cette exigence envers eux-mêmes est entretenue par ce qui les anime et les conforte dans la fidélité, à savoir les valeurs de l’amour, du respect de l’autre, de la morale et de la religion.

lls attendent de leurs partenaires la même droiture et la même conception du couple. Pour eux, la faute doit être avouée mais n’est pas pour autant pardonnée. Ils sont ainsi bien plus nombreux que leurs aînés à déclarer qu’ils quitteraient leur conjoint(e) s’ils apprenaient que celui-ci ou celle-ci leur avait été infidèle.

2 - Les moins jeunes : des pragmatiques

En matière de fidélité dans le couple, il semble que le temps qui passe ne favorise pas vraiment la sagesse, mais contribue au contraire à multiplier les occasions… et le passage à l’acte. Les 50-60 ans sont ainsi bien plus nombreux à avouer avoir déjà été infidèles. Notamment dans le milieu professionnel, puisqu’ils sont significativement plus nombreux à avoir été infidèles avec un ou une collègue ou au cours d’un déplacement professionnel.

Il en découle une vision moins illusionnée et plus réaliste du couple. Ils se montrent nettement plus permissifs, ne considérant pas que l’on puisse parler d’infidélité sans acte sexuel pour 52% d’entre eux. De même, leur(s) infidélité(s) passée(s) sont plus largement assumées que pour l’ensemble de la population. Au détriment même parfois de la sécurité, puisqu’ils sont 70% à avoir déjà eu des rapports non protégés dans le cadre de leur infidélité (ayant connu le temps de l’insouciance et moins sensibilisés au danger des MST que les plus jeunes).
Plus pragmatiques, et peut-être plus conscients de leurs failles, ils se disent plus tolérants et compréhensifs. Ils ne prônent ainsi pas l’aveu de l’infidélité à tout prix ; et quand bien même ils apprendraient avoir été trompés, cela n’entraînerait une rupture que pour 43% d’entre eux. Ils sont d’ailleurs presque deux tiers à penser qu’ils pourraient pardonner.

Hommes, femmes, fidélité : mode d'emploi

L’égalité des sexes semble avoir fait ses preuves, même face à l’infidélité, puisque hommes et femmes avouent leur infidélité dans les mêmes proportions. Ils sont ainsi 30% des hommes et 27% des femmes à reconnaître avoir déjà trompé. De même, cette infidélité est autant assumée par un sexe que par l’autre, et tous deux disent ne pas avoir de regrets.

Toutefois, ce qui les pousse à agir n’est pas de la même nature. En effet, les hommes se distinguent par leur recherche d’une expérience inédite et interdite, de l’assouvissement de leurs fantasmes, ou par leur moindre résistance à la tentation après avoir bu ou consommé des substances illicites.
Les femmes, quant à elles, agissent avant tout pour des raisons sentimentales, par romantisme. L’infidélité, pour elles, n’est pas aussi intrinsèquement liée à la sexualité. Tromper, d’ailleurs commence bien avant l’acte sexuel selon elles.

Et on note sur ce point de très nettes différences dans la pratique de l’infidélité entre hommes et femmes. Plus nombreux à associer l’infidélité au passage à l’acte, les hommes ont également davantage de maîtresses (ou d’amants), dans des lieux moins conventionnels (voiture), et ont plus facilement des rapports non protégés.

Finalement, ces différences dans l’infidélité dénotent des conceptions du couple bien distinctes. En témoigne d’ailleurs les raisons de la fidélité. Si les femmes sont en grande majorité fidèles par amour ou par principe, les hommes sont quant à eux plus nombreux à être fidèles par défaut, par manque d’opportunités ou par peur des conséquences. D’ailleurs, il suffirait à la moitié d’entre eux d’être sûrs de ne pas être pris pour céder à la tentation ! (quand les femmes s’en tiennent davantage à leurs principes).

Etude réalisée du 22 au 26 mai 2008 pour FHM auprès d'un échantillon national de 401 individus représentatif de l'ensemble de la population âgée de 15 ans et plus, interrogées online. Méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage PCS) et stratification par région et catégorie d’agglomération.