27.09.2013
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Notre étude réalisée pour le G5 met en évidence une image très favorable des entreprises de santé, considérées par plus de 80% des Français comme une priorité stratégique pour la France, par environ les ¾ comme à la pointe de la recherche, attentives à la sécurité de leurs produits , dynamiques et innovantes, et par les 2/3 comme respectant l’environnement et contribuant beaucoup à l’emploi. La « crise du Furosémide » intervenue quelques mois avant l’enquête ne semble pas avoir laissé de traces préjudiciables

Il permet également de constater la grande importance du lieu de fabrication, comme facteur de confiance dans un médicament :

• Qu’un médicament soit fabriqué en France ou en Europe intervient comme le 3° critère de confiance qu’il suscite, derrière la prescription par le médecin ou le conseil du pharmacien, mais devant le nom de l’entreprise qui le fabrique ou des commentaires d’utilisateurs sur internet. Le médicament échappe ainsi à la norme qui prévaut sur la plupart des produits d’utilisation courante, pour lesquels les conseils des « pairs » bénéficient d’une très forte crédibilité.

En matière de médicament, la compétence des professionnels reste incontournable. Les moins de 25 ans et les parents de 3 enfants ou plus tendent toutefois beaucoup plus que la moyenne à faire confiance aux commentaires trouvés sur Internet

• 74% des Français jugent important de connaître le lieu de fabrication des médicaments, et 81% estiment qu’on n’a pas assez d’informations en la matière.
• 89% pensent qu’il faudrait encourager la relocalisation de la fabrication des principes actifs en France ou en Europe, même si les médicaments doivent être un peu plus chers. Ils invoquent d’abord, en faveur de cette relocalisation la contribution à l’emploi, mais aussi la sécurisation des produits et de l’approvisionnement.
Sur ce point, le médicament s’inscrit dans une tendance plus large. L’attachement à une production « locale » prévaut en France pour la plupart des catégories de produits, et notamment ceux ayant un impact santé, comme par exemple les produits alimentaires.

Sur les délais de mise sur le marché : Près d’un Français sur deux (42% exactement) estiment qu’en France on prend trop de temps avant de mettre les innovations médicales à la disposition des patients et des professionnels de santé. Dans le même esprit, 50% pensent que les pouvoirs publics autorisent les mises sur le marché moins vite que dans les autres pays européens. La très large diffusion via internet, d’informations sur des innovations thérapeutiques disponibles à l’étranger mais pas en France contribue sans doute à ce sentiment.

• Enfin, sur l’automédication : les 2/3 des Français (64% exactement) estiment que pour les petites maladies courantes, il faudrait davantage laisser les gens acheter leurs médicaments directement en pharmacie avec le conseil de leur pharmacien, plutôt que de systématiser la prescription par un médecin. Près des ¾ pratiquent déjà peu ou prou l’automédication pour les petite maladies courantes, dont 22% « le plus souvent » (et 33% chez les jeunes adultes)

• Dernière remarque, d’ordre plus technique : le très faible taux de « sans opinions » enregistré tout au long du questionnaire souligne l’intérêt et la sensibilisation de l’opinion sur les différents thèmes abordés.

Étude online réalisée du 12 au 16 septembre 2013 pour Le G5 Santé auprès d'un échantillon de 1000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas.