23.06.2011
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A l'heure du baccalauréat, des examens de fin d'année et des réorientations de dernières minutes, L'Oréal France, par ailleurs fondateur des Bourses L'Oréal France-Unesco-Académie des sciences, a souhaité réaliser cette étude auprès de jeunes françaises âgées de 15 à 25 ans pour analyser le regard qu'elles portent sur la science.

La femme, l'avenir de la science ?

Près de 9 jeunes femmes sur 10 font confiance à la science et elles souhaitent même jouer un plus grand rôle au sein de la communauté scientifique :

  • 94% des jeunes femmes âgées de 15 à 25 ans estiment que la science est un domaine dans lequel les femmes devraient être mieux représentées aujourd'hui. Dans le même temps, elles se montrent optimistes puisque pour 60% d'entre elles « l'intégration des femmes dans les carrières scientifiques évolue dans le bon sens ».
  • Pour 71% des jeunes femmes, « c'est un atout ou une chance d'être une femme dans le monde scientifique »,
  • Pour 69% d'entres elles « les femmes apportent une vision différente à la science, versus les hommes ».

Passion ou transmission familiale : moteurs d'une carrière scientifique ?

Pour 82% des jeunes filles de la filière scientifique, la science est un domaine qui les fait rêver.

Parmi les raisons dominantes à embrasser les filières scientifiques, émergent en priorité leur goût prononcé et leur intérêt pour les sciences (65%), associé à de bons résultats scolaires dans ces matières (66%). Viennent ensuite la réputation de la filière (42%), la stimulation intellectuelle qu'elle procure (40%), la facilitation de l'intégration professionnelle (30%) ou l'attrait de la rémunération (27%).

Ce goût  pour les sciences semble pour beaucoup avoir été transmis par leurs parents puisque 62% des jeunes filles de la filière scientifique ont des parents exerçant ou ayant exercé une profession dans le domaine scientifique.

La médecine : le domaine scientifique le plus plébiscité...
loin devant les biotechnologies ou les sciences de l'environnement

Dans le palmarès de la carrière scientifique idéale, la profession de médecin est en tête : un quart des jeunes filles de la filière scientifique choisissent ce métier. Viennent ensuite deux autres métiers phares : ingénieur en entreprise (19 %) et chercheur dans un laboratoire (11%).
Dans le détail, les domaines scientifiques qui se classent dans le peloton de tête, sont la médecine/cancérologie/virologie (34%)… puis loin derrière la biologie (10%) et les mathématiques, statistiques (10%).

In fine, comment susciter des vocations scientifiques ?

Aujourd'hui, la filière scientifique est un domaine d'étude encore sous-représenté par les femmes : seules 35% des lycéennes ou étudiantes suivent ou veulent suivre des études scientifiques.

Pour les jeunes françaises, qui considèrent que les femmes sont encore mal représentées dans les sciences,  de nouvelles pistes se dessinent avec notamment un partage d'expériences réclamé pour susciter de nouvelles vocations. En voici quelques exemples :

  • L'organisation de visites de femmes scientifiques dans les collèges et lycées (50%)
  • Davantage d'informations sur les métiers lors de l'orientation (49%),
  • Une meilleure conciliation vie professionnelle et vie privée (49%)
  • Une plus forte sensibilisation des lycéennes aux carrières scientifiques (47%)
  • L'organisation de visites des lycéennes dans les laboratoires (39%)
  • L'obtention de bourses spéciales pour les jeunes filles s'orientant vers des études scientifiques (35%)

Pour les non scientifiques, une meilleure connaissance des métiers scientifiques (33 %), plus d'information sur ces métiers au moment de l'orientation (32%) ainsi que l'obtention de meilleurs résultats scolaires (48%) restent des leviers majeurs.

Dans ce contexte, pourquoi ne pas promouvoir une vision différente des sciences auprès des jeunes Françaises, dans le but de « désacraliser » cette matière ? Les jeunes filles sont en attente d'informations concrètes au moment de l'orientation, de témoignages tangibles de femmes scientifiques sur leur vie professionnelle, modèles à suivre. Alors, trop discrètes les femmes scientifiques ?

Enquête réalisée online du 18 au 27 mai 2011, pour L'OREAL FRANCE Femmes et Science, auprès d'un échantillon de 805 jeunes femmes de 15 à 25 ans, a minima lycéennes, poursuivant ou ayant poursuivi des études dans une filière générale, représentatives de la population française, poursuivant ou non des études dans une filière générale, dans un cursus scientifique ou non.