10.12.2013
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Panorama général sur les joueurs de jeux vidéo

Les jeux vidéo : un loisir pour tous... mais que l'on pratique majoritairement seul

Près de 7 Français sur 10, âgés de 6 à 65 ans, jouent aux jeux vidéo. Les cibles les plus joueuses sont les hommes, les PCS+ et les moins de 35 ans, tout particulièrement les enfants (6-9 ans) et les adolescents (10-14 ans). Les raisons de jeu sont principalement le désir de divertissement et le fait « d'occuper » son temps. Les jeux vidéo sont majoritairement pratiqués en solitaire avec 74% des joueurs qui déclarent jouer plutôt seul(e)(s).

Un loisir du « quotidien » pas aussi chronophage qu'on peut le penser

Jouer aux jeux vidéo est une pratique fréquente, mais les joueurs y consacrent un temps de jeu limité : 83% des joueurs jouent au moins une fois par semaine (dont 42% de façon quotidienne) mais une session de jeu qui dure en moyenne 1h53. Les jeux vidéo sont davantage pratiqués en journée (vs. le soir), en week-end (vs. la semaine), pendant les périodes hors vacances. Les vacances et/ou congés semblent dédiés à d'autres loisirs.

Une pratique très différente en fonction de l'âge et du sexe du joueur

Les hommes (vs. les femmes) jouent davantage pour l'aspect performance (se dépasser et dépasser les autres) et sont de plus gros joueurs de jeux vidéo. Ils jouent plus longtemps (2h en moyenne vs. 1h44 pour les femmes) et plus fréquemment (87% au moins une fois par semaine vs. 79% pour les femmes). Ils privilégient, en termes de genres, les jeux d'action, de voiture, de tir alors que les femmes privilégient les jeux de famille, de cartes et les jeux musicaux.

Les enfants (vs. les adultes) jouent davantage à plusieurs, contrairement aux adultes qui jouent plus solitaires (38% jouent exclusivement seuls). Cela correspond à des motivations de jeu différentes, plus axées sur la convivialité ou le fait de se mesurer à d'autres joueurs chez les enfants (notamment les adolescents). Concernant l'intensité de jeu, les adultes sont moins réguliers que les enfants, néanmoins quand ils y jouent ils y consacrent deux fois plus de temps. De plus chez les enfants, un contrôle parental apparaît avec des moments de jeu dédiés : davantage en journée, le week-end et pendant les vacances.

Les types de jeu : jeux offline et jeux online

Au sein des joueurs, la proportion de joueurs de jeux non connectés à internet offline (73%) et celle de joueurs de ejux online (74%) sont équivalentes mais les publics et les pratiques sont très différentes en fonction du type de jeu.

  • Par rapport aux joueurs online, les joueurs offline ont un profil plus masculin et ont davantage moins de 50 ans.
  • Le offline : une pratique moins régulière et à laquelle on consacre moins de temps avec des sessions de jeu d'1h51 vs 2h13 pour le online. De plus, c'est une pratique plus conviviale qui se joue plutôt à plusieurs et lors de moments dédiés comme le week-end. D'ailleurs on y joue davantage chez des amis ou en famille.
  • Au contraire, le online apparaît comme plus chronophage avec une pratique de jeu plus intense (43% des joueurs online jouent au moins une fois par jour, indépendamment du week-end ou de la semaine) et une durée moyenne de session plus longue. De plus, c'est une pratique plus « solitaire » (51% jouent toujours seul) et « impersonnelle » (qui, lorsqu'il est joué à plusieurs, se joue en dehors du cercle d'intimes).

La majorité des joueurs (47%) jouent à la fois au offline et au online. Néanmoins, une part d'exclusifs à ne pas négliger : 1 joueur sur 4 est exclusif d'un des deux types de jeu. Les enfants comme les hommes, davantage joueurs, se distinguent avec une mixité beaucoup plus importante.

Une intensité de jeu qui permet de définir des profils de joueurs très différents

Les profils des joueurs sont très différents en fonction de l'intensité de jeu. Les « joueurs passionnés » sont davantage des hommes et sont plus âgés. Les « joueurs modérés » ont un profil plus jeune : ce sont davantage d'adolescents et moins de jeunes adultes et les « joueurs occasionnels » sont plus de jeunes enfants, de femmes.

L'intensité de jeu se retrouve dans leurs pratiques d'autres loisirs culturels. En effet, plus on est "gros" joueur de jeux vidéo, plus on est assidu en ce qui concerne la fréquentation du cinéma, l'achat/location de vidéos. Une proximité entre ces loisirs qui se confirme.

Des comportements de jeu fortement marqués

Les « joueurs passionnés » jouent de façon plus intensive : ils multiplient les moments de jeu, les lieux, et les  supports de jeu. De plus, davantage de « joueurs passionnés » jouent en réseau (près d'un joueur sur 2).

Les « joueurs modérés » constituent le joueur « type » (peu de différence avec l'ensemble des joueurs sauf en ce qui concerne les moments de jeu : jouent moins la nuit et privilégient leur domicile).

Les « joueurs occasionnels » sont plus occasionnels et ont logiquement moins de moments de jeu

Les types de jeux joués et les budgets alloués sont également très différents

Les « joueurs passionnés » diversifient davantage leurs types de jeu avec plus de joueurs mixant les jeux online et offline. Le budget consacré aux jeux online est aussi plus élevé (79,8€). Le online apparaît comme un type de jeu plus addictif.

Les « joueurs modérés » ont un budget moins élevé pour les jeux connectés à Internet (35,1€). Leur répartition selon les types de jeux ne varie pas significativement par rapport à l'ensemble des joueurs.

Les « joueurs occasionnels » jouent moins aux jeux online, et privilégient exclusivement les jeux offline. Leurs budgets pour ces deux types de jeux sont moins élevés.

Tablette et Smartphone : des technologies de communication converties en support de jeu

Les foyers de joueurs sont plus équipés que la moyenne nationale en ce qui concerne les supports de jeu traditionnels telles que les consoles (portables ou de salon), mais aussi pour ce qui est des tablettes numériques et des smartphones.

Un taux d'équipement plus élevé du smartphone (51%) vs la tablette (28%)

Ces supports mobiles semblent déjà bien ancrés dans la pratique de jeu. En effet, 50% des joueurs équipés s'en servent comme support de jeu alors même que ce n'est pas leur fonction première.

Les joueurs sur tablette et/ou Smartphone ont un profil semblable, mais différent de la moyenne des joueurs...

Le jeu vidéo sur tablettes et/ou smartphone est une pratique plus jeune (davantage les 15-34 ans pour le smartphone et les 6-9 ans pour les tablettes) et parisienne.

Concernant les conditions de jeu, on peut noter des tendances communes :

  • des sessions de jeu plus longues
  • Moins de genres joués qu'au global, mais un accès privilégié pour les social games et les jeux de plate-forme.
  • ... Mais la pratique du jeu vidéo est cependant différente selon les supports mobiles.
  • Le jeu sur tablette numérique est une pratique plutôt sédentaire (1,6 lieu de jeu en moyenne), en majorité chez soi ou chez des amis. A l'inverse, le jeu vidéo sur smartphone est typiquement une pratique mobile, pour pouvoir jouer dans les transports principalement.
  • La pratique de jeu diffère également au niveau des dépenses : elles sont plus élevées pour les jeux sur tablette. Ainsi, 60% des achats sont à moins de 15€ sur le smartphone alors que sur tablette 60% des achats sont à plus de 15€.
 

Étude réalisée online (panel LSR)  du 11 au 25 mars 2013 pour le CNC (Centre National du Cinéma et de l'image animée) auprès d'un échantillon de 2800 individus âgés de 6 à 65 ans (2000 individus de 15-65 ans ; 800 individus de 6-14 ans) construit à partir des dernières données de « L’Enquête Emploi » de l’INSEE. Ces individus sont issus d’un échantillon national représentatif. Sa représentativité est assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, PCS du chef de famille) après stratification régions x habitat.

Les observations portent sur une période de 6 mois, soit du mois d’octobre 2012 à mars 2013.