12.03.2013
 

Une très large satisfaction à l'égard de sa mission de Service Civique

89% des anciens volontaires se disent satisfaits de leur mission (dont 43% très satisfaits) contre seulement 11% qui ne sont pas satisfaits de leur expérience.

Plus encore, les anciens volontaires sont quasi-unanimes (94%) à estimer qu'avec le recul leur décision de faire une mission de Service Civique était une bonne idée. 60% estiment même qu'il s'agissait d'une « très » bonne idée.

Le retour sur expérience est bon avec une note moyenne de 7,0 sur 10 donnée au Service Civique. A ce titre les plus jeunes (17-22 ans) se montrent particulièrement satisfaits (note moyenne de 7,4).    

Globalement, les anciens volontaires se montrent positifs vis-à-vis des différents éléments liés à leur expérience dans le Service Civique. Les résultats sont particulièrement élevés concernant le contenu de leur mission. Pour 92% d'entre eux celle-ci a été l'occasion d'être autonome, pour 91% ils ont pu faire quelque chose d'utile socialement et 90% ont le sentiment d'avoir rempli les objectifs de leur mission. Quant aux aspects professionnalisants du Service Civique, les résultats sont largement positifs : les anciens volontaires sont très nombreux à estimer que l'expérience leur a permis d'acquérir des compétences utiles dans leur avenir professionnel (86%), de profiter de l'expérience des professionnels (81%), et de découvrir le milieu professionnel et le monde du travail (70%).      

Très largement satisfaits de leur mission, 95% des anciens volontaires recommanderaient à d'autres jeunes de réaliser un Service Civique, dont 57% disent qu'ils le recommanderaient certainement.

Pour une large majorité, le Service Civique aide à trouver un emploi

61% des anciens volontaires estiment par ailleurs que leur expérience de Service Civique les a aidés ou va les aider à trouver un emploi.

Trois raisons principales sont citées à l'appui de ce constat : le développement des compétences professionnelles pendant la mission (cité par 72%), le fait qu'il s'agisse d'une première expérience valorisable auprès d'un employeur (62%) et enfin la confiance en soi acquise grâce au Service Civique (53%).

Le Service Civique est très largement mis en valeur dans les CV (80%) et au cours des entretiens d'embauche (64%). 62% de ceux qui l'ont mis en avant lors de ces entretiens, estiment que les employeurs ont d'ailleurs accordé de l'importance à cette expérience. En revanche, ils sont moins nombreux à avoir obtenu l'appui de la structure où ils ont fait leur service civique (36%) et à avoir mobilisé leurs relations professionnelles connues pendant leur Service Civique (32%). Pour ceux qui ont mis en valeur leur Service Civique pendant leur recherche d'emploi, 48% ont mis l'accent sur les compétences professionnelles acquises ou développées et 38% sur l'expérience qu'a représenté leur mission. 

A l'inverse ceux qui estiment que leur mission ne les a pas aidés ou ne va pas les aider à trouver un emploi, citent deux raisons principales : la faible connaissance du Service Civique par les employeurs (47%) et le fait qu'ils cherchent un emploi dans un domaine différent de leur mission (43%).

A noter que, seulement 37% des anciens volontaires qui ont mis en valeur leur mission auprès des conseillers du Pôle Emploi ont eu l'impression que ces derniers accordaient de l'importance au fait d'avoir fait un Service Civique. 

Le Service Civique : un impact important sur l'orientation professionnelle

69% des anciens volontaires considèrent que leur mission leur a permis d'avoir une idée plus précise de ce qu'ils souhaitent faire dans les mois ou les années à venir.

47% des anciens volontaires estiment que leur expérience dans le Service Civique a confirmé leur projet professionnel contre 20% pour qui elle l'a remis en cause (pour le tiers restant cela n'a rien changé).

Le fait d'avoir accompli une mission dans le Service Civique figure comme l'élément le plus important dans la précision des projets professionnels des anciens volontaires interrogés, 49% déclarant qu'il a été utile dans la précision du projet professionnel, loin devant les autres éléments cités (stage, accompagnement par la mission locale, etc.). 

75% étudient ou travaillent 6 mois après le Service Civique

Seuls 20% des volontaires interrogés quatre à huit mois après la fin de leur mission Service Civique sont sans activité.

75% sont occupés : 35% des anciens volontaires suivent des études ou une formation, 11% sont en stage, 29% travaillent.

Si l'on compare la situation des jeunes volontaires avant et après le Service Civique, on constate un triplement de la part de ceux qui ont un emploi (qui passe de 10 à 29%) tandis que la proportion des personnes sans activité passe de 37 à 20%. Dans le même laps de temps de 12 mois, au sein d'un échantillon miroir sociologiquement équivalent mais n'ayant pas fait de Service Civique, la part d'inactivité passe de 14 à 10%, et ceux qui travaillent de 35 à 57%.

Les volontaires sont au global plus nombreux que les jeunes l'échantillon-miroir à estimer que la recherche d'emploi des jeunes Français en général est difficile (95% contre 83%). On remarque la même tendance quant à leur propre situation professionnelle : 34% des anciens volontaires trouvent que leur propre recherche d'emploi est ou a été facile, contre 49% des jeunes de l'échantillon miroir.

En regardant les difficultés rencontrées au moment de la recherche d'emploi, la première difficulté invoquée par l'échantillon-miroir, et de manière nette, est le reproche de l'absence de première expérience (51%). Cette difficulté n'est citée qu'en second par les anciens volontaires (48%) et surtout se démarque moins des autres difficultés rencontrées, signe que la mission de Service Civique peut être valorisée comme cette première expérience qui manque à beaucoup. Cet écart est encore plus considérable quand on regarde les résultats de ceux qui sont sans activité professionnelle : 64% des jeunes « miroirs » citent alors le reproche d'un manque d'expérience contre 50% des anciens volontaires.

Les anciens volontaires sont plus nombreux que l'échantillon miroir à citer leur difficulté principale comme étant liée au trop grand nombre de candidats pour les emplois recherchés (respectivement 48% et 33% de citations).

75% des anciens volontaires qui travaillent se disent satisfaits de leur emploi actuel (à un niveau semblable de l'échantillon miroir) et 32% se disent même très satisfaits, contre 23% de l'échantillon miroir.    

Globalement des anciens volontaires trouvent qu'il y a une correspondance entre leurs attentes et leur emploi actuel, notamment concernant leurs qualifications (71%) et le secteur dans lequel ils veulent travailler (71%), des résultats très similaires à ceux de l'échantillon miroir. Une majorité déclare également que leur emploi actuel correspond au statut (57%) et au niveau de rémunération (50%) qu'ils souhaitaient avoir, mais dans une moindre proportion que les jeunes de l'échantillon miroir (68% et 59%), ce qui peut être le fait soit d'une situation moins favorable, soit d'un niveau d'exigence plus élevé.

Des anciens volontaires plus ouverts, plus confiants et plus engagés que les autres jeunes

Sur un certain nombre d'opinions et d'attitudes, les anciens volontaires interrogés se montrent plus ouverts et plus confiants que l'échantillon de jeunes Français interrogés. L'engagement est également quelque chose de plus important pour eux.

S'agissant de la confiance à l'égard des autres, on remarque une différence importante entre les anciens volontaires du Service Civique et l'échantillon-miroir. Les premiers se montrent en effet beaucoup plus ouverts : 43% estiment qu'on peut faire confiance à la plupart des gens (contre 55% qui jugent qu'on n'est jamais assez prudent quand on a affaire aux autres). Auprès de l'échantillon miroir seuls 17% adoptent cette attitude de confiance.

Par ailleurs, seuls 31% des anciens volontaires estiment « qu'aujourd'hui en France on ne se sent plus chez soi comme avant » contre 65% qui jugent au contraire qu'on se sent autant chez soi aujourd'hui qu'avant. Or sur cette question d'attitude, les jeunes de l'échantillon-miroir sont au contraire une large majorité (59%) à juger qu'on ne sent plus chez soi comme avant en France.

Par ailleurs, 92% des anciens volontaires déclarent que le sentiment d'être utile aux autres est quelque chose d'important pour eux, dont 43% pour qui c'est essentiel (ils sont respectivement 85% et 33% dans l'échantillon miroir).   

Le sentiment de pouvoir changer les choses est bien davantage partagé par les anciens volontaires que pour les jeunes Français en général. 76% des premiers pensent pouvoir contribuer à ce que les choses bougent là où ils habitent contre 56% des jeunes miroirs. Si le sentiment de pouvoir changer les choses diminue avec l'élargissement du champ d'action (national et mondial), les anciens volontaires sont toujours plus nombreux à déclarer qu'ils peuvent changer les choses que l'échantillon miroir.
 
Concernant l'importance des différents comportements civiques, une grande majorité des anciens volontaires les estime importants et ils se montrent globalement plus sensibles à cette question que l'échantillon miroir. On note que les anciens volontaires sont particulièrement sensibles aux comportements civiques qui supposent une forme de volontarisme : ils sont ainsi plus nombreux à accorder de l'importance au fait de rendre service à ses proches ou ses voisins (54% jugent cela « très important » contre 31% de l'échantillon miroir), de trier ses déchets (45% contre 33%) et de donner de l'argent ou du temps à des associations d'entraide (23% contre 8%). Les différences avec l'échantillon-miroir sont en revanche moins nettes s'agissant de l'importance du vote aux élections et du respect des règles de la vie en société.

A la demande de l'Agence du Service Civique, TNS Sofres a interrogé d'anciens volontaires afin de connaître leur opinion sur le Service Civique et le bilan qu'ils tirent de leur mission. 893 volontaires ont été interrogés par Internet du 11 au 19 février 2013, soit 4 à 8 mois après la fin de leur mission.
En parallèle un échantillon-miroir de 500 jeunes Français a été interrogé. Celui-ci a fait l'objet d'un redressement afin d'être conforme à l'échantillon des anciens volontaires interrogés en termes de sexe, d'âge, de profession des parents et de niveau de diplôme.