07.09.2016
 

Depuis 2012, notre étude FOOD 360* explore, constate et dévoile les portraits de consommateurs dans le monde face à l'alimentation. Cette grande étude exclusive et inédite est réalisée tous les deux ans pour le SIAL en synergie avec le cahier de tendances alimentaires Futur Food de XTC world innovation.

Pour cette 3e édition, on note qu’il n’y a pas de bouleversements  majeurs dans les comportements et attitudes des consommateurs en matière d’alimentation ; ils  s’inscrivent dans la continuité de ceux observés en 2012.

Les 5 évolutions les plus marquantes au global des 9 pays/zones étudiés* portent sur les points suivants :

  1. La tension accrue de la situation économique se traduit par une baisse de la propension à payer plus cher dans certaines occasions pour des produits alimentaires qui apportent un plus (tous pays confondus, de 66% en 2012 à 62% en 2016).
     
  2. Tous pays confondus, la confiance à l’égard de la qualité des produits alimentaires a légèrement baissé entre 2012 à 2016 (de 85% à 83%), avec toutefois une augmentation de ceux qui ont tout à fait confiance (de 12% à 17%). Cette chute de la confiance tous pays confondus est uniquement attribuable à la situation en Russie et en Chine. En effet, dans ces deux pays, on observe une dégradation de cette confiance dans la qualité des produits alimentaires (respectivement -9 et -6 points). En parallèle, la proportion des consommateurs qui ont totalement confiance a progressé dans d’autres pays (Grande Bretagne : +6, Allemagne : +3, Espagne : +13, Moyen-Orient : + 10). En France, de façon positive, le niveau de confiance est revenu au niveau de 2012 après une nette baisse en 2014.
     
  3. De façon plus inquiétante, ou réaliste, les consommateurs sont de plus en plus persuadés que l’alimentation peut engendrer des risques pour leur santé. Tous pays confondus, 66 % des consommateurs jugent probable le risque que les aliments nuisent à leur santé (vs 53 % en 2012), et ils sont 22% à le penser avec conviction (vs 12% en 2012). Tous les pays sont concernés par l’augmentation de ce risque perçu.
     
  4. Ceci explique sans doute la croissance de l’intérêt pour les produits issus de l’agriculture biologique : 53% des consommateurs essaient d’en consommer dès que possible vs 48% en 2012. De la même manière, l’intérêt porté aux mentions “sans antibiotiques” et “sans huile de palme” sur les emballages croît (respectivement de 71% à 73% et de 50% à 56%).
     
  5. Enfin, dernière évolution marquante, on relève une attention croissante portée au développement durable, avec notamment une proportion plus élevée de consommateurs privilégiant les produits alimentaires avec moins d’emballages ou avec des emballages recyclables (de 50% à 54% tous pays confondus).

….Et la France ?

L’étude exclusive et inédite TNS Sofres FOOD 360 relève 3 points distinctifs pour les consommateurs français.

Du plaisir, des petits plaisirs  alimentaires, oui mais… !

En France, l’alimentation rime toujours avec plaisir et petits plaisirs. Ainsi, en 2016,  77% des Français aiment se faire des petits plaisirs avec des produits alimentaires considérés comme des petits luxes. Cependant,  cette proportion est en baisse de 5 pts vs 2012. La France est le seul pays avec la Russie où cette proportion est en baisse. De la même manière, la proportion de  Français prêts à payer plus cher pour des produits alimentaires à valeur ajoutée passe de 70% à 65% entre 2012 et 2016. Deux évolutions qui témoignent  des contraintes économiques plus tendues qui impactent sur les dépenses et les choix des produits alimentaires.

L'hyper sensibilité des Français face aux risques perçus entre alimentation et santé

Ainsi  en 2016, 79% des Français jugent probable le risque que les aliments nuisent à leur santé (+ 20 points vs 2014). Fondée ou non, cette perception engendre une attention accrue à toutes les informations  qui permettent aux consommateurs de se rassurer sur la qualité des produits (origine, lieu de fabrication, mentions « sans »  sur les packagings, produit bio...) ainsi que des changements dans les comportements pour aller au plus près de la source de production (privilégier les produits locaux, s’approvisionner en circuits courts, produire en partie soi-même des produits alimentaires).

Internet pour s’informer, acheter ou interagir

Sur ces comportements, les Français ne sont pas plus, ni moins en retard que leurs homologues Européens ou Américains. En revanche, ils sont loin des pratiques des Asiatiques ou Moyen-orientaux qui eux ont largement intégré Internet dans leurs modes d’achat ou leurs interactions avec les marques alimentaires.  De belles perspectives d’innovations en food tech ou services apportés par les marques alimentaires !

* L’édition 2016 de Food 360 a été réalisée on line sur des échantillons nationaux représentatifs en France, Espagne, Allemagne, Grande Bretagne et USA; pour la Russie : villes de plus de 100 000 habitants ; pour la Chine : villes Tier 1/2/3 ; pour les pays de l’Asie du Sud-Est : zones urbaines d’Indonésie et de Malaisie ; pour les pays du Moyen Orient: zones urbaines des Émirats Arabes Unis, de Bahreïn, Oman, Qatar et Arabie Saoudite. Selon les pays, échantillons de ± 500 individus âgés de 18 ans et plus ou 18-55 ans, représentatifs selon la méthode des quotas en termes de sexe, âge, région et catégories socio-économiques. Interviews réalisées online du 25 mars au 22 avril 2016.